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Sommaire
L'Europe
vue de l'Hémicycle Et
bien cherchez maintenant ... Qui ferait quoi ? Salam /
Shalom Insécurité écologique Quand
l’Europe pêche Petite leçon
d’Eurojargon Vrac d’Europe
L'Europe
vue de Midi Pyrénées Pour
ne pas bronzer idiot Au bout de la rue, l’Europe Entrez
en "Résistances" Ça va gazer
L'Europe
vue d'Aquitaine On
ne voit pas le bout du tunnel Le long du golfe pas très
clair Silence, un avion passe Pour toucher le fonds
|
Gérard
ONESTA Député Vert européen, Vice
Président du Parlement européen
Carré
d'Europe N°11 – Eté 2002
L'Europe
vue de l'Hémicycle
Et
bien cherchez maintenant ...
L'adoption
finale du 6e Programme Cadre européen pour la recherche
(17,5 millards d’Euros pour la période 2002/2006)
est en vue. En mai, la 2ème lecture a permis à
l’eurodéputé Vert Yves Piétrasanta,
chargé du dossier, de pointer les avancées
engrangées par son groupe : au premier rang, on trouve
une augmentation considérable du budget en faveur
dudéveloppement durable, notamment pour la lutte contre
les changements climatiques (porté à 2,12
milliards d'Euros !). À noter aussi le soutien à
la recherche fondamentale, et la mention "encourager une
pensée critique chez les scientifiques" en guise de
poil à gratter les méninges des nucléocrates.
Yves est satisfait de voir que le domaine de la médecine
n'est plus limité aux biotechnologies et à la
génomique, ce qui permet d'inclure entre autres dans les
priorités de recherche, les allergies et médecines
alternatives. Autre succès budgétaire, avec 80
millions d'Euros débloqués en faveur des
alternatives aux tests sur animaux, la Commission s'engageant
même au respect du protocole d'Amsterdam sur le bien-être
animal. En matière énergétique, même
s'il fut encore impossible de pousser l'Union à renoncer
à l'atome, il faut saluer que le budget consacré
aux études sur les énergies renouvelables (en
augmentation de 15% avec 810 millions d’euros) se
rapproche de celui de la recherche nucléaire (1200
millions). Enfin, les Verts ont obtenu une forte augmentation
des montants de la coopération internationale, avec
mention explicite des budgets réservés aux pays
en voie de développement (600 millions d'Euros).
Cependant, sur les problèmes éthiques, les
écologistes restent toujours très isolés :
leurs amendements appelant à rejeter par précaution
les recherches en matière de modification génétique
et de clonage humain n'ont pas été retenus en
plénière. Il a fallu, là, se contenter
d'une "déclaration de bonnes intentions" de la
part de la Commission et du Conseil. À suivre…
Contact
Yves : Tél. : + 32 2 284 74 75 e.mail :
ypietrasanta@europarl.eu.int

Qui
ferait quoi ?
"Réduire
le décalage entre les attentes des citoyens à
l'égard de l'Europe, et les problèmes
effectivement traités par celle-ci" Dossier
phare de la session de mai, le rapport Lamassoure a pris un
relief particulier face à la vague d'europhobie montante
(voir édito). Adopté à une immense
majorité par le Parlement européen, il propose
enfin une claire délimitation des compétences
entre les États membres et l'Union. Ainsi, celle-ci
n'interviendrait que si son action répond soit au
"critère d'espace pertinent" (l'action
envisagée dépasse le cadre d'un État),
soit au "critère de synergie" (plus
d'efficacité et économie d'échelle au
niveau de l'Union), soit au "critère de solidarité"
(le fort aide le faible). La résolution insiste sur un
contrôle parlementaire et juridictionnel total des
politiques de l'Union pour assurer - enfin - tant la
représentation du citoyen que la transparence, mais
aussi la fin de la "paralysie induite par les procédures
intergouvernementales". L'évolution future de cette
répartition des compétences a aussi été
prévue sous le contrôle du Parlement. Plus
délicate fut la prise en compte du rôle des
régions. Comme l'a souligné Gérard Onesta
lors des longs débats en Commission des Affaires
Constitutionnelles, on doit se féliciter que la
résolution reconnaisse que, près de la moitié
des États membres ayant des régions à
compétences législatives chargées de
transposer la législation communautaire, "les
textes fondateurs de l'Union ne puissent plus ignorer le rôle
de ces territoires" qui "rapprochent les citoyens du
processus de la construction européenne". Pour
autant, Gérard et ses amis députés
régionalistes n'ont pu que regretter que leurs
amendements précisant les futurs pouvoirs concrets des
régions au niveau de l'Union n'aient pas été
adoptés en plénière. La résolution
renvoie simplement "aux États membres le rôle
de promouvoir, dans le cadre de leur ordre constitutionnel, une
participation adéquate des régions aux processus
de décision et de représentation concernant les
affaires européennes". Ce débat n'est
cependant pas clos, puisque - belle victoire pour les Verts/ALE
- un rapport spécial a été programmé
sur ce sujet qui affole tant de jacobins… Autres
sujets de satisfaction : la contestation du rôle confus
du Conseil, qui confond ses rôles de législateur
européen et d'exécutant national ; le social, la
paix et la justice internationale élevés au rang
d'objectifs de l'Union ; le contrôle en
constitutionnalité dévolu à la seule Cour
de Justice ; et enfin la réaffirmation que cette
nouvelle répartition de compétences doit être
intégrée, par la Convention, de façon
claire et compréhensible dans une Constitution
européenne.

La
répartition des rôles selon le Parlement
1.
Les compétences exclusives des États Le
Parlement européen ne veut pas là une liste de
thèmes précis, mais recourt au principe de
"présomption de compétence de l'État"
lorsque le futur texte constitutionnel européen n'en
disposera pas autrement.
2.
Les compétences propres de l'Union On trouverait
là : la politique douanière, les relations
économiques extérieures, le marché
intérieur et les services financiers, la politique de la
concurrence, les politiques structurelles et de cohésion,
les traités d'association, la politique monétaire
(en zone euro), la définition et la
conduite
de la politique étrangère et de défense
commune, le fondement juridique de l'espace commun de liberté
et de sécurité, ainsi que le financement du
budget de l'Union.
3.
Les compétences partagées entre l'Union et les
États membres Elles concerneraient trois types de
domaines :
-Ceux
où l'Union fixe les règles générales
: protection des consommateurs, agriculture, pêche,
transports, réseaux transeuropéens,
environnement, recherche et développement technologique,
énergie, politique sociale et de l'emploi, politique
d'immigration et autres politiques liées à la
libre circulation des personnes, promotion de l'égalité
homme/femme, outre-mer, coopération au développement,
fiscalité liée au marché unique, mise en
œuvre de la politique étrangère et de la
politique de défense et sécurité
intérieure et extérieure dans leur dimension
transnationale.
-
Ceux dans lesquels l'Union n'intervient que de façon
complémentaire : l'éducation, la formation, la
jeunesse, la protection civile, la culture, les médias,
les sports, la santé, l'industrie, le tourisme, les
contrats civils et commerciaux.
-
Ceux dans lesquels l'Union coordonne les politiques nationales
: politiques budgétaires et fiscales ainsi qu'une part
des politiques de l'emploi dans le cadre de l'Union économique
et monétaire.
 Contact
Gérard : Tél. : + 32 2 284 75 05 - e.mail :
gonesta@europarl.eu.int

Salam
/ Shalom
La Terre d'Israël
Palestine saigne toujours. Et sans doute encore pour longtemps,
si rien ni personne ne tente d'enrayer le cycle infernal des
vengeances. Pourtant, le Parlement européen a fini
par avoir un "haut-le-cœur politique" à
sa session d'avril, quand, à la surprise générale,
il a suivi les amendements déposés par les
Verts/ALE, en osant enfin taper du poing sur la table. La
résolution votée est historique. En effet,
contrairement à la session précédente,
l'assemblée s'est enfin prononcée pour que le
Conseil suspende les accords d'association économique
liant l'Union à Israël, jusqu'à ce que la
politique démente du gouvernement Sharon soit stoppée.
L'émouvant témoignage dans l'hémicycle de
l'eurodéputée Verte Alima Boumédienne-Thiery
- rentrée la veille des territoires palestiniens occupés
- a beaucoup fait pour que les eurodéputés
passent outre les effarantes pressions de divers lobbies. Le
récent et courageux réveil des démocrates
israéliens recommençant à manifester par
dizaines de milliers dans les rues de Tel Aviv pour un retour à
une logique de paix fait aussi écho au vote de
l'assemblée de Strasbourg.
 Pour
recevoir le texte de la résolution et les témoignages
d'Alima : Tél. : + 32 2 284 75 74 e.mail :
aboumediene@europarl.eu.int

Insécurité
écologique
Les sourdes
batailles de procédure qui se déroulent dans les
travées de l'hémicycle européen sont
souvent aussi cruciales que peu médiatiques. Difficile,
par exemple, pour un journaliste de faire un papier "sexy"
sur la base juridique à retenir pour traiter de la
protection de l'environnement par le droit pénal. Et
pourtant. Matti Wuori - eurodéputé vert
finlandais et rapporteur pour la commission juridique sur ce
sujet clef pour tous les protecteurs de la nature - a bien
débusqué le diable qui était dans les
détails. Si le Parlement n'y avait pris garde, la lutte
contre les crimes environnementaux aurait été
basée sur l'article 39 du traité. Traduction pour
les non-initiés : cela aurait permis au Conseil
d'adopter, sans tenir compte de l'avis du Parlement, des
dispositions peu contraignantes donc totalement inefficaces
pour lutter contre la délinquance environnementale. La
plénière a heureusement suivi Matti, et voté
pour que la liste des délits environnementaux soit
incluse dans une "directive cadre" plus ambitieuse,
co-décidée par les europarlementaires, et qui,
donc, s'imposera aux États. Le Danemark, oubliant un peu
vite qu'il avait l'honneur d'abriter dans sa capitale l'Agence
Européenne pour l'Environnement, était à
l'origine de la proposition minimaliste du Conseil. Reste à
savoir si ce pays, qui va présider l'Union au second
semestre 2002, vexé de voir sa position rejetée,
ne va pas décider de jouer la montre indéfiniment,
et ne jamais entériner le texte, ce que lui permet hélas
le traité. Les éco-mafias qui profitent du vide
juridique le savent bien : derrière l'inefficacité
de l'Europe se cache la mauvaise volonté des États…
 Contact
Matti : Tél. : + 32 2 284 73 76 e.mail :
mwuori@europarl.eu.int

Quand
l’Europe pêche
Quand
l'Europe pêche, c'est par excès. Dans tous les
sens du terme… Dans les océans d'abord, où
tous les comptages scientifiques annoncent une chute dramatique
des ressources halieutiques. Dans ses méthodes ensuite,
quand la Commission annonce avec brutalité, et sans
vraie concertation, sa nouvelle politique en la matière.
Pour les médias, le message communautaire est : "pour
sauver le poisson, Bruxelles tue le pécheur !".
L'eurodéputé régionaliste andalous Carlos
Bautista Oreja, partageant la colère des pêcheurs
ibériques, n'a pu que s'indigner que l'avis du Parlement
Européen n'ait été sollicité qu'au
lendemain de la décision. Le Vert Yves Pietrasanta,
regrette surtout qu'on n'ait pas choisi une approche, en
partenariat avec une industrie raisonnée de la pêche,
où "pour sauver le pêcheur, on sauve aussi le
poisson". Car si le groupe Vert/ALE demande, depuis
toujours, que l'on modifie radicalement les méthodes de
pêche industrielles qui saccagent les mers, il ne peut
cautionner la casse sociale de régions entières
au travers de 28 000 emplois directs sacrifiés.
Rappelons que 1% des bateaux est responsable à lui seul
de 50% des prises …et ce ne sont pas ces navires-usines
et leurs filets dévastateurs qui seront forcément
les premiers touchés par la réforme, mais les
petites entreprises côtières pourvoyeuses de
l'essentiel des emplois. Si l'on doit saluer
l'harmonisation annoncée des contrôles et
sanctions, ou être prêt au dialogue sur
l'aquaculture, il faut aussi pointer les coupables. Coupables
les États de n'avoir rien fait, sauf pousser leurs
flottes à aller toujours plus loin, y compris dans les
eaux du tiers-monde pour y piller les ressources. Coupable la
Commission d'avoir jusqu'ici versé des aides à
"la modernisation" des navires qui étaient
autant de primes au "rendement".Souhaitons au moins
que le choc de cette annonce permette que s'ouvre enfin un
débat global…
 Contact
Carlos : Tél : + 32 2 284 73 39 - e.mail :
cbautista@europarl.eu.int
 Contact
Yves : Tél : + 32 2 284 74 75 e.mail :
ypietrasanta@europarl.eu.int

Petite
leçon d’Eurojargon
Les
agences européennes Dès 1975,
pour faire face à la critique (déjà)
répandue d’une "Europe lointaine et
généraliste", les institutions
communautaires ont mis progressivement en place des agences
spécialisées et décentralisées.
Leur création a d'abord permis une délocalisation
de l'action européenne et une plus grande visibilité
de certaines thématiques, mais aussi une expertise
technique et scientifique plus poussée. De statut
public, chaque agence est une entité juridique distincte
des institutions communautaires. Sa genèse n’est
pas inscrite dans les Traités, mais est le résultat
d’une procédure législative (proposition de
la Commission votée par le Conseil et le Parlement
européen). Des organismes intégrés aux
institutions européennes (tel l'OLAF, Office de Lutte
Anti Fraude) sont parfois pris, à tort, pour des
agences. Or, l’autonomie juridique et organique est le
propre de l’agence européenne. Cette indépendance
fait néanmoins l’objet d’un contrôle
régulier qui est effectué par le contrôleur
financier de la Commission et, comme pour tout organisme public
européen, par la Cour des Comptes des Communautés
européennes. Les agences sont toutes composées
d’un directeur, souvent nommé par le Conseil, de
délégués des administrations des États
membres, de représentants de la Commission, et parfois
de personnalités désignées par le
Parlement européen. Des comités techniques ou
scientifiques assistent généralement les agences.
À
ce jour, on dénombre 12 agences, que l’on peut
regrouper en 4 catégories :
Les
agences qui facilitent le fonctionnement du marché
commun :

1
L’Office de l’harmonisation dans le marché
intérieur (marques, dessins, et modèles)
(siège : Alicante, créé en 1994) 2
L’Office communautaire des variétés
végétales (siège : Angers créé
en 1995) 3 L’Agence européenne pour
l’évaluation des médicaments (siège:
Londres, créée en 1995)
Les
observatoires 4 L’Observatoire européen des
drogues et des toxicomanies (siège: Lisbonne, créé
en 1995) 5 L’Agence européenne pour
l’environnement (siège : Copenhague, créée
en 1993) 6 L’Observatoire européen des
phénomènes racistes et xénophobes
(siège : Vienne (!), créé en 1997)
Les
agences dont la mission est de favoriser le dialogue 7
Le Centre européen de développement de la
formation professionnelle (siège : Thessalonique,
créé en 1975) 8 La Fondation européenne
pour l’amélioration des conditions de vie et de
travail (siège : Dublin, créée en
1975) 9 L’Agence européenne pour la sécurité
et la santé au travail (siège : Bilbao, créée
en 1995)
Les
agences qui exécutent des programmes de l’Union
: 10 La Fondation européenne pour la formation
(siège : Turin, créée en 1995) 11 Le
Centre de traduction des organes de l’Union (siège
: Luxembourg, créé en 1994) 12 L’Agence
européenne de reconstruction (siège :
Thessalonique, créée en 1995)
D’autres
agences sont actuellement souhaitées et à
l’étude, comme par exemple la très attendue
Agence pour la sécurité alimentaire alimentaire
(simplement en attente de la fin de la sordide négociation
sur le lieu du siège !), l’Agence ferroviaire
européenne, l’Agence pour la sécurité
maritime, l’Agence pour la sécurité
aérienne, l’Agence européenne d'inspection
vétérinaire et phytosanitaire, ou encore le
Centre européen des relations industrielles.

Vrac
d’Europe
Mont
Noir Il ne sert à rien de pleurer après
les drames, sans en tirer pleinement les conséquences.
Le retour des poids lourds sous le Mont-Blanc, après
l'incendie meurtrier, provoque la mobilisation des citoyens
chamoniards, mais aussi des eurodéputés Verts.
Après l'audition publique sur les transports transalpins
organisée récemment au Parlement Européen
par le célèbre alpiniste Reynold Messner, député
européen Vert italien, plusieurs de ses collègues
écologistes ont participé sur place, le 25 juin
dernier, aux manifestations pour s’opposer au retour des
camions de plus de 19 tonnes. C’est Alain Lipietz qui
représentait les eurodéputés Verts
français, en sa qualité de co-rapporteur sur la
"Responsabilité environnementale", thème
bientôt en débat dans l'hémicycle
strasbourgeois. Être responsable, en l'occurrence, c'est
suivre l'exemple suisse du ferroutage…
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Alain : alipietz@europarl.eu.int
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Reynold : rmessner@europarl.eu.int
Dany
Transeurope Express ? Et de trois. À Berlin, en
mai, le Congrès des Verts d'Europe (jusqu'à
l'Oural) fut le 3e du nom, le cap résolument mis sur
2004, année électorale clef où une
Conférence intergouvernementale devra aussi concrétiser
les textes de la Convention en cours. Les Verts ont ainsi
accordé leurs violons institutionnels pour demander, à
l'unisson, que la future Commission soit directement issue de
la majorité politique qui remportera ces premières
euro-élections de l'après élargissement.
Cela passe par de vrais partis européens et une forte
campagne transnationale que Dany Cohn-Bendit, rare figure écolo
connue sur tout le continent, ne cache plus ses envies de
conduire. Celle-ci s’articulerait autour d’une
plate-forme commune solennellement ratifiée par toutes
les têtes de listes vertes européennes, à
Rome, dans la salle même où, en 1957, fut signé
le traité fondant l'Europe nouvelle…
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recevoir les textes du Congrès
Contact
Dany : dcohnbendit@europarl.eu.int
Lu
et approuvé Ils ont l'air fin les eurodéputés
conservateurs qui avaient brocardé le rapport soit
disant "alarmiste" sur les risques liés aux
usines nucléaires de La Hague et de Sellafield. Ce
fameux rapport, commandé par le groupe d'évaluation
scientifique du Parlement Européen aux spécialistes
de WISE-Paris, a été analysé en audition
publique les 17 et 18 avril à Bruxelles. A la grande
joie de Didier Anger - opposant normand historique aux
nucléocrates, et orateur fort apprécié ces
jours-là - même la Commissaire à
l’Environnement, Margot Wallström, a reconnu la
validité et la neutralité de cette étude.
Pour sa part l’eurodéputée Verte irlandaise
Nuala Ahern a souligné que l'Union pouvait difficilement
souscrire au principe de précaution sans appeler à
un moratoire immédiat des rejets de radionucléides…
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Didier : 02 33 52 45 59
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Nuala : nahern@europarl.eu.int
Verdir
Verdi. Rien à voir avec le musicien puisqu'il s'agit
du sigle de VEReinigte DIenstleistungsgewerkschaften (en
français : Syndicat des services), le plus important
syndicat d’Europe, fort de 3 millions d’adhérents.
En mars 2001, une méga fusion de 5 syndicats allemands a
en effet regroupé leurs forces dans les services
publics, les transports, la santé, les banques et
assurances, la poste, la communication, etc. Verdi donc. Pour
nos amis italiens ce mot signifie "les Verts". Ce
hasard linguistique vient saluer la présence à la
présidence de ce géant de Franck Bsirske, éminent
Vert allemand. Qu'une responsabilité aussi prestigieuse
soit confiée à un écologiste prouve
l'audience grandissante de nos thèses dans le domaine
social. Le débat organisé à Strasbourg
entre Franck et le groupe des Verts/ALE le 15 mai dernier ne
sera sûrement pas le dernier. Ce partenariat est un atout
majeur dans la manche des écologistes en vue des débats
sur l’avenir des services publics européens.
Contact Verdi : www.verdi.de
Cynisme
Hélène n'y va pas par quatre chemins : "Ne
doit-on parler des réfugiés que lorsqu'ils
entravent une activité économique ?" Pour
Hélène Flautre, eurodéputée verte,
aborder la question des réfugiés du centre de
Sangatte à l'aune du seul manque à gagner pour
Eurotunnel relève de l’indécence ! En fait,
pour décourager les candidats à l'exil, les États
membres se livrent à une sordide compétition pour
acquérir la plus mauvaise réputation d'accueil
possible. Pour les Verts, les populations victimes de ce
cynisme politique inopérant n'ont d'autre espoir que la
communautarisation des politiques d'asile et d'immigration et
la reconnaissance d'un statut européen des réfugiés.
Dans l'attente d'une réponse crédible de l'Union,
et afin de pallier la mauvaise volonté française,
les Verts au Parlement européen, avec l'aide
d'associations, ont édité, pour aider les
réfugiés de Sangatte, un document en 7 langues
expliquant la démarche de demande d'asile en France et
les droits afférents.
Contact
Hélène : hflautre@europarl.eu.int
Qui
trop paye sa dette s'appauvrit Six fois ! Ce chiffre
résume le scandale : l’argent que les "pays
les moins avancés" (PMA) ont consacré au
paiement de leur dette correspond déjà à
six fois - à cause des intérêts - le
montant de celle-ci !, Pourtant, depuis des années, les
Verts ne cessent de dénoncer cet endettement, véritable
frein au développement soutenable. Comme l’a
expliqué Didier-Claude Rod, eurodéputé
Vert, lors du débat sur le sujet pendant la session
d’avril, le groupe Vert/ALE propose que la somme dégagée
par l'annulation de la dette soit gérée par un
fonds de développement socialement et écologiquement
soutenable, démocratiquement contrôlé par
les populations locales des PMA. Malheureusement, pour les
groupes PSE (Socialistes) et PPE (Conservateurs), l’altruisme
et la vision à long terme ont des limites, et de
nombreuses voix ont fait défaut pour emporter ce vote…
Contact
Didier-Claude : drod@europarl.eu.in
L’école
verte L’éducation, pour l’instant
chasse très gardée des États Membres,
pourrait devenir un instrument de protection de l’environnement
à l’échelle de l’Union.
Responsabiliser les citoyens dès le plus jeune âge
est le pari de Marie Anne Isler Béguin, qui a lancé
sur ce sujet une procédure parlementaire dite
"déclaration écrite". Pour
l’eurodéputée verte française,
parler d’environnement dès l’école
sensibiliserait les plus jeunes aux dangers encourus par notre
fragile planète, ainsi qu'aux gestes pour la préserver
au quotidien. L'idée est d'intégrer à la
scolarité des modules communautarisés, pour
comprendre et transmettre un cadrede vie sain fondé sur
le développement durable.
Contact
Marianne : mislerbeguin@europarl.eu.int
Leçon Les
Verts finlandais ont donné une belle leçon aux
commentateurs fielleux, qui laissaient croire que les
écologistes européens, seraient tentés de
renoncer à leurs idéaux pour s'accrocher au
pouvoir. Le 24 mai, juste après le vote - serré
(107 voix contre 92) -du Parlement d'Helsinki autorisant la
création d'une centrale nucléaire, nos amis
écolos finnois ont claqué la porte du
gouvernement auquel ils participaient depuis 1995. Heidi
Hautala eurodéputée verte finlandaise, n'a eu
aucun mal à expliquer à ses collègues,
qu'en politique seule la cohérence pouvait, à
terme, être porteuse. Lesélections législatives
prévues en Finlande en 2003 pourraient déjà
en faire la démonstration…
Contact
Heidi : hhautala@europarl.eu.int
Été
utile Quelques dates pour conjuguer été et
écologie : du 20 au 23 juin 2002, c’est à
la foire de Bazens que vous le retrouverez avec ses tracts et
ses pensées. Du 28 au 30 juin, il sera à la fête
de l’écologie avec l’association "trêfle
vert" et participera à la conférence de la
confédération paysanne (pas de lieu)…Du
1er au 4 août, rendez–vous nocturne !! aux Nuits
atypiques de Langon en Gironde ...réveil en douceur au
4ème salon Bio Energie Santé de Marciac (du 5 au
15 août 2002). Enfin, le 31 août, vous pourrez le
retrouver parlant du futur…un avenir au naturel à
l’Albenc.
Contact
Olivier : 06 84 12 11 06 richardolivier@yahoo.com
Impunité
zéro Ils s'appelaient Adelaïde Aglieta et
Alex Langer. Il y a quelques années, avant leur
disparition, ces deux eurodéputés Verts italiens
étaient unanimement loués pour leur lutte
énergique en faveur de l'émergence d'une justice
internationale. Près de 60 ans après les procès
de Nuremberg et de Tokyo, la création de la Cour Pénale
Internationale (CPI) a - enfin - pu être saluée
par le Parlement européen. Certes, comme l’a
souligné Monica Frassoni, co-présidente des
Verts/ALE, la CPI a encore des lacunes : absence de moyens pour
faire appliquer ses jugements, impossibilité d'enquêter
sur des faits antérieurs à 2002… La
France, pour sa part, a soutenu la clause optionnelle empêchant
toute poursuite pour les 7 ans à venir. Paris
n'aurait-il pas la conscience tranquille ? Du côté
de l'Union, on attend toujours les ratifications grecque et
irlandaise. Quant à la patrie de Monsieur Bush, comme
d'habitude, elle rejette purement et simplement tout organisme
régulateur mondial qui pourrait s'élever en
censeur de son prétendu "leadership éclairé"…
Alex en aurait été affligé. Et Adelaïde
en grande colère…
Contact
Monica : mfrassoni@europarl.eu.int
What
a fair foot ! Peut-on
utiliser un vecteur populaire sans tomber dans le populacier ?
Gérard Onesta a poussé le Bureau du Parlement
Européen à prendre ce risque, excédé
de voir que les compétences de cette assemblée en
matière sportive n'étaient sollicitées que
pour des problèmes de gros sous (dopage, droits de
retransmission, transferts…). Pour renforcer auprès
de nos concitoyens le sentiment d’appartenance
communautaire, le Parlement a donc accompagné le mondial
de foot, en transformant symboliquement sa façade
strasbourgeoise en un immense tableau d’affichage du
résultat des 10 équipes de l’Union engagées
dans la compétition Dix énormes drapeaux aux
couleurs de l’Europe y ont été déployés,
puis rallongés au fur et à mesure du déroulement
de la compétition, figurant ainsi la progression de ces
équipes. Ce concept "d’équipe
d’Europe" pourrait être décliné
d'ici 2004, qui vient d’être déclarée
"Année européenne de l’éducation
par le sport". Santé, insertion, éducation…
et si l'on voyait le sport autrement ? Contact
Yann : ywehrling@europarl.eu.int Pour voir la façade
du Parlement "relookée" :
http://www.europarl.eu.int/presentation/worldcup/default.htm

L'Europe
vue de Midi Pyrénées
Pour
ne pas bronzer idiot
La Maison de
la Vallée du Gijou, dans le Tarn, propose, au travers
d’animations, de venir redécouvrir sa rivière.
Faune, flore, essences du sentier botanique … toute une
nature préservée à contempler. Cette
vallée, qui a été sauvée, par le
mouvement associatif, de l'engloutissement sous les eaux d'un
barrage inutile, ferait une parfaite vitrine pour les zones
européennes "Natura 2000". Tous les jeudis de
l’été, des randonnées à thème
permettront aux marcheurs de découvrir les moulins de la
vallée en suivant le parcours naturaliste ou celui des
"fours à pain". Une mystérieuse "rando
petit train" est aussi proposée les 4 juillet et
1er août…
Association
de la Vallée du Gijou, Pont de Sénégats,
81330 LACAZE Tél : 05 63 74 54 05 Fax : 05 63 74
55 09 gijou@wanadoo.fr

Au
bout de la rue, l’Europe
Notre
région a inscrit l'Europe dans son horizon en ouvrant
une représentation permanente auprès des
institutions communautaires à Bruxelles (voir Carré
d'Europe N°10). La récolte et la diffusion
d'informations, notamment sur les financements communautaires,
sont au cœur des missions de l'Association "Midi-Pyrénées
Europe". Interview d'Élie Spiroux, son
directeur.
Lorsqu’un
particulier, une entreprise, une association, une collectivité
locale veut connaître les financements européens
qui peuvent les concerner, où peuvent-ils se renseigner
? Pour l’instant, il n’existe pas de lieu
unique mis en place par les institutions européennes, et
comme il est difficile de trouver directement à
Bruxelles la bonne porte où frapper, il vaut mieux
passer par un organisme relais. En Midi-Pyrénées,
par exemple, les Président et Préfet de Région
ont ouvert un bureau européen, situé à
Toulouse, place Saint Étienne. Inauguré en mars
dernier, son animation relève de la "Maison de
l’Europe", association qui collabore avec des
fonctionnaires préfectoraux du Secrétariat
Général des Affaires Régionales (SGAR). Ce
bureau recueille toute demande sur l’Europe, notamment
sur les fonds disponibles. Pour le mouvement associatif, ces
Maisons de l’Europe constituent un relais très
important. Pour le monde de l’entreprise, la
Commission Européenne a mis en place des centres
d’information, les "Euro Infocentres", souvent
situés au sein des Chambres de Commerce et d’Industrie
(CCI) ou, comme à Toulouse, dans les Chambres Régionales
de Commerce et d’Industrie (CRCI). Enfin, les
Représentations régionales et départementales
comme la nôtre, sont aussi de précieux relais,
puisqu'un de nos objectifs est la vulgarisation du
fonctionnement européen. Nous diffusons d’ailleurs
pour ça une lettre d’information mensuelle.
Comment
est définie la "Politique Régionale" de
l'Union ? Sur la base d’une proposition de la
Commission Européenne, négociée avec le
Parlement Européen, le budget de la "Politique
Régionale" et les règles de son utilisation
sont arrêtés, tous les 6 ans, à la majorité
qualifiée, par le Conseil où siègent les
États Membres. Le principe est de répartir
l'argent européen pour permettre d'aider les régions
en difficulté de développement.
La
Politique Régionale est en fait l'outil de solidarité
le plus concret créé par l'Union. La Commission
dresse donc, en partenariat avec les États et les
régions concernées, une liste des zones
susceptibles de bénéficier des fonds. Une fois
l’accord obtenu entre tous les intervenants, la
Commission adopte un DOCument Unique de Programmation (DOCUP)
par région, qui décrit les aides possibles. Leur
mise en place opérationnelle se fait au niveau régional.
Un Comité de programmation - placé sous la
coprésidence du Président de Région et du
Préfet de Région - se réunit 4 à 5
fois par an, pour décider, après étude des
dossiers qui lui ont été soumis, des budgets à
accorder.
Comment
sont versés les fonds ? Qui les contrôle ? Le
principe est celui du co-financement. L'Union ne paye jamais
tout, mais vient permettre l'aboutissement de politiques
locales ou nationales. Pour éviter un saupoudrage
inefficace, l'Europe concentre ses aides, appelées
"Fonds structurels", selon un zonage et des objectifs
précis (voir article en page "Aquitaine").
Bruxelles débloque d'abord une avance d'argent de 7 %
aux États, leur permettant de démarrer les
programmes sur le terrain. Ensuite, l'Union procède par
"remboursement sur facture" au fur et à mesure
de l'avancement des projets subventionnés. Une "réserve
de performance" de 4 % sera débloquée à
mi-programme (2003) pour conforter les opérations qui
auront donné les meilleurs résultats. Le "Comité
de programmation" se transforme, une à deux fois
par an, en "Comité de suivi". Des
fonctionnaires européens de la Direction Générale
(DG) "Regio" y participent alors, à titre
d'autorité de tutelle. Les députés
européens de la région sont également
associés aux débats. Ce comité veille au
bon déroulement de la procédure et au respect de
l’agenda fixé. Cette cellule de réflexion
apporte aussi une expertise européenne non négligeable
en cas de difficulté.
Selon
vous, qui êtes à la fois témoin et acteur
de ces procédures, comment améliorer l’image
de l’Union auprès des citoyens ? Face à
des procédures complexes, il faut d'abord faire de
sacrés efforts d'information. Celle-ci est aujourd'hui
trop dispersée. C'est d'autant plus nécessaire
qu'à l'horizon 2006, l'essentiel des fonds structurels
européens risquent d'être réorientés
vers les nouveaux pays adhérents à l'Union, en
grand retard de développement. Cette transition
délicate, dont les modalités restent encore à
débattre, peut provoquer l'incompréhension de
secteurs qui ont été, jusqu'ici, énormément
soutenus par l'Europe… Par ailleurs les aides
européennes sont peu visibles, car on souligne souvent
mal leur apport positif. Une anecdote : bien que les clauses de
publicité soient communes à l’Union, on
constate que, de l'autre côté des Pyrénées,
la taille du drapeau européen indiquant, sur des
panneaux, que le projet en cours a été rendu
possible grâce à l'Europe, est infiniment
supérieure à ce que l'on voit chez nous. En
France, la tradition centralisatrice de l'État, qui fait
toujours apparaître ce dernier comme la référence
absolue, est une vraie machine à rendre illisible "le
plus" européen. De cette souveraineté
partagée vécue comme "honteuse",
découle un retard énorme dans la prise de
conscience, par nos concitoyens, des actions de proximité
de l’Union Européenne. Les pays décentralisés,
où les régions ont parfois directement prise sur
l'application des directives européennes, connaissent
moins ce genre de dérive. Enfin, dans les formations
administratives, la connaissance des mécanismes
européens relève encore trop souvent de matières
optionnelles. Vu l'impact de l'Union dans notre quotidien, il
faudrait d'urgence donner les moyens à tous les
fonctionnaires, locaux ou nationaux, de maîtriser les
procédures communautaires. Ces dernières
gagneraient d'ailleurs à être rationalisées
pour ne pas être accessibles qu'à une élite.
La simplicité, la transparence, et l'adhésion
citoyenne vont de pair…
Des
exemples de projets réalisés en Midi-Pyrénées
grâce à l'aide européenne ? Le
Président de région, Martin Malvy, s'attache à
ce que la taille du projet ne soit un critère
d'éligibilité couperet. Ainsi, si l'Europe a
permis d'aboutir sur de gros dossiers industriels, tel le
laboratoire de recherche électronique PEARL à
Tarbes (10.5 millions d'euros financé à 19,5% par
l'Union), elle contribue aussi à des succès
d'envergure plus modeste comme l’exposition itinérante
"Le progrès sans dérailler" de l’ARPE,
l'Agence Régionale Pour l'Environnement, sur le
développement durable (51 300 euros, subventionné
à hauteur de 47 % par les fonds structurels européens).
Association
Midi-Pyrénées Europe Élie Spiroux,
55, rue d’Arlon, B-1040 Bruxelles Tél : +
32 2 280 09 19 Fax : + 32 2 230 67 83

Entrez
en "Résistances"
Depuis
six ans, le festival de films "Résistances", à
Foix, dans l’Ariège, permet aux spectateurs de
découvrir des films mettant en scène toutes les
formes de résistance aux idées reçues.
Essentiel en cette période où notre continent
voit ressurgir de vieux démons totalitaires. Du 5 au 13
juillet, pas moins de 120 films seront projetés et de
nombreux débats organisés.
Cette
année, les quatre grands thèmes au programme
croisent étrangement des débats qui se déroulent
dans l'hémicycle européen :
"Logique
de guerre, logique de paix". Les 6 et 7 juillet,
des cinéastes dénonceront l’absurdité
d’un système économique où la vie de
la planète est sacrifiée sur l’autel du
profit immédiat. Autour de personnalités (Fodé
Sylla…), de représentants du Monde Diplomatique,
d’ATTAC… le public s'interrogera pour savoir si la
logique de paix, qui s'est imposée au sein de l'Union
depuis un demi siècle, est une utopie au niveau mondial.
"Une
montagne, des montagnes". Les 8 et 9 juin, dans le
cadre de l’année internationale de la montagne, le
festival proposera de faire le point sur ces territoires qu'une
approche technocratique Bruxelloise résume trop à
des "zones à handicap naturel durable". Ces
territoires de repli, ou même de reconquête
économique d’où émergent aujourd’hui
des formes nouvelles de développement, seront analysés
au travers de deux débats. Un sur le développement
économique et les risques écologiques, avec le
rédacteur en chef de Pyrénées Magazine, un
autre sur l’application des politiques européennes
dans le massif des Pyrénées avec, entre autres,
la question de la réintroduction des grands prédateurs.
"Itinérances,
la route de l’espoir". Les 10 et 11 juillet,
à l'heure de l'ouverture de l'Union à l'Est, la
question tzigane relancera le débat de la discrimination
dans l'intégration. Ce nomadisme, cher à Emir
Kusturica, interroge notre mode de vie. Deux débats
permettront d’aborder l’identité nomade, et
de se demander si le fait de prendre la route n’est pas,
en fait, le choix d’une "contre-culture".
"Algérie".
Les 12 et 13 juillet, on reviendra sur cette frontière
sud de l'Europe, toujours sanglante. Comment trouver
l'apaisement après ce que Bertrand Tavernier appelle une
“guerre sans nom” ? Des cinéastes maghrébins
et français confronteront leurs visions sur ce drame
déchirant. Deux débats, un en partenariat avec le
MRAP (avec Mouloud Aounit, Président du MRAP, Bernard
Langlois…), l’autre avec France Liberté
(avec Danielle Mitterrand), permettront de se pencher sur "la
mémoire refoulée", cette amnésie qui
empoisonne encore les relations euro-maghrébines, et sur
"quelle démocratie après 40 ans ?" ce
combat où pacifistes et journalistes prennent toute leur
place, au péril de leur vie. Cet été,
prenez le temps de repenser l'Europe.
AFA
Festival International de films Résistances BP
162, 09004 Foix cedex , Tél. : 05 61 05 13 30 Fax
: 05 61 05 17 81 www.cine-resistances.com e-mail
: resistances@wanadoo.fr

Ça
va gazer
Dans ce coin du Gers,
au-dessus de la surface, il y a Barbotan, paisible cité,
célèbre pour ses eaux thermales, mais aussi
Nogaro et son circuit automobile. Mais sous la surface… C'est
en fait là que, depuis 1980, Elf puis Total, stocke
d'énormes quantités de gaz naturel, en provenance
de toute la planète, dans une immense poche géologique
souterraine. Profitant des périodes de faible demande -
où ce combustible est à bas prix sur les marchés
- la firme pétrolière emmagasine, sur le site
d’Izaute, jusqu'à deux milliards sept cents
millions de mètres cubes de gaz (!), dans l'attente de
quelques plus-values lors de la revente au prix fort. Tout se
passe à quelques centaines de mètres de
profondeur, par injection sous 60 bars de pression, en chassant
l'eau naturellement présente dans la poche. Total
affirme - on s'en serait douté - qu’il n’y a
aucun danger. La confiance cynique de cette multinationale, ne
semble guère ébranlée, malgré ses
récents désastres de l'Erika et d'AZF…
Pourtant, dès le milieu des années 80, des études
sérieuses montraient que la structure du sol, notamment
la voûte de la poche, n’était peut-être
pas si imperméable qu’on le disait à la
population. Des fissures, une activité sismique attestée
par la présence du thermalisme, couplées à
une température ambiante de 50 degrés mesurée
dans la poche, font un cocktail bien explosif ! La Directive
européenne Seveso doit donc s'appliquer …bien que
la France ait tenté de ne pas la transposer pour ce
genre de site ! Après les remontrances de Bruxelles face
au laxisme de Paris, on devrait connaître bientôt
les décrets qui fixeront - avec un retard coupable - les
mesures de protection à prendre. On attend avec
impatience de voir quels seront les périmètres
dits "de sécurité" retenus pour une
telle masse de gaz… Les dangers sont en fait
multiples À Izaute, certains gaz injectés
comprenant des métaux lourds, les risques de diffusion
dans la nappe profonde ne sont pas négligeables, à
cause des pressions et des quantités en présence.
Ce sont alors des réservoirs d’eau impure que nous
laisserons aux générations futures. Que dire
aussi des risques économiques qui pèsent sur la
station thermale de Barbotan, qui pourrait voir ses eaux
curatives ainsi polluées ? Un décret de 1988 -
donc postérieur à la création du site
d'Izaute - détermine les conditions requises, dont les
études préalables des dangers, pour un stockage
selon ce procédé. Ces conditions sont telles,
qu'Elf ou Gaz de France qui ont voulu ouvrir des sites
équivalents, n'ont, depuis, reçu aucune
autorisation. Le principe de précaution, dans sa
définition retenue au niveau européen, impose
pourtant que l'on s'interroge rétroactivement sur tous
les choix industriels, à la lumière de l'avancée
des connaissances scientifiques… Pour certains
scientifiques, d'ailleurs, une autre solution semble plus
raisonnable : Pourquoi ne pas utiliser, pour ces stockages, de
vraies poches de gaz naturel, vides après épuisement
des gisements, telles celle de Lacq située, d'ailleurs,
à proximité d'Izaute ? Ces poches - déjà
reliées au réseau de gazoducs - ayant prouvé
leur étanchéité aux gaz pendant des
millénaires, seraient ainsi bien mieux utilisées
qu'en servant de vide-ordures (voir Carré d'Europe N°4)
pour d'autres déchets industriels. Sous la surface,
donc, le risque. Et au-dessus, l'Omerta…
Association
Environnement et santé c/o Gilles Dauga, route de
Caupenne, 32 110 Nogaro.

On
ne voit pas le bout du tunnel
Les
camions n’empoisonnent pas que les Alpes. Nos
Pyrénées, traversées chaque jour par plus
de poids lourds que l'arc alpin, sont aussi menacées
d'asphyxie. Face à l’engorgement de l'axe littoral
aquitain, le Conseil des Ministres des transports et la
Commission Européenne ont évoqué un projet
de traversée nouvelle des Pyrénées. Pour
les eurodéputés Verts, ce projet - repris dans le
"Livre Blanc sur le futur des transports en Europe"-
ne peut se faire au détriment des habitants, ni de
l’environnement. La solution la moins dommageable
voudrait que cette traversée soit au centre du massif,
sous forme d'un tunnel de basse altitude, dédié
au seul fret ferroviaire. La région Aquitaine et sa
voisine Midi-Pyrénées en sont même d’accord
! Pourtant, le Parlement Européen en adoptant, en juin,
le rapport sur les orientations du "Réseau
Transeuropéen de Transport", a choisi de rester
dans le vague. La traversée aura bien lieu. Mais où
? Quand ? Comment ? Quant à s'interroger sur la
prétendue nécessité de faire croître
encore et encore le trafic transpyrénéen, on n'en
est hélas pas encore là…
Eurosud
Transport 4, rue Godolin, 31000 Toulouse Tél
: 05 34 41 18 39 Fax : 05 34 41 17 81

Le
long du golfe,pas très clair ...
Le
golfe de Gascogne n'est pas qu'une zone de pêche. C'est
aussi un terrible champ de bataille navale. Les pêcheurs
ibériques et français s'y disputent, jusqu'à
la violence physique, une ressource qui décline, chacun
accusant l'autre de pêcher au-delà des quotas
convenus… La côte basque aurait pu trouver un
motif d'apaisement dans la proposition de Commission Européenne
d'imposer en mer des contrôles impartiaux puisque opérés
par des équipes plurinationales. Il n'en est rien.
Bayonne ou Biarritz n'ont entendu que l'annonce de la
suppression, en Europe, de 8000 emplois de ce secteur, et ce,
chaque année, pendant 3 ans et demi… Personne ne
semble se rappeler que ces emplois déclinaient déjà
depuis longtemps, à raison de 7000 par an, du simple
fait de la baisse des réserves halieutiques… Robert
Alvarez, président d'Itsas Geroa, l'association des
pêcheurs basques, se demande cependant si l'annonce de la
Commission n'a pas pour seul but de sonder la réaction
des ports, la mobilisation des lobbies et des gouvernements. La
vraie réforme viendrait plus tard. Pourtant, pour Robert
c'est clair : Oui, il faut imposer des quotas draconiens sur
certaines espèces pour sauver les mers. Mais les primes
à la casse annoncées toucheraient à
l'évidence les petits bateaux, mettant au chômage
les pécheurs écologiquement responsables, ceux
qui n'ont jamais droit à la parole, tout en épargnant
les gros bateaux aux engins de pêche de plus en plus
destructeurs. Des experts s'interrogent : l'humanité
ne serait-elle pas en train de connaître pour la pêche
l'évolution qu'elle a vécue pour la chasse ? Il y
a longtemps, face à l'augmentation des besoins et la
raréfaction du gibier, le chasseur est devenu éleveur.
La pêche va-t-elle donc céder le pas à
l'aquaculture ? Il est vrai que l'être humain ne consomme
que quelques dizaines des milliers d'espèces de poissons
qu'il détruit, avec ses filets gigantesques… Le
large de la côte basque va-t-il alors se couvrir de
"fermes marines" pour une production raisonnée
? Rien n'est moins sûr. Selon Robert Alvarez, le risque
est que l'aquaculture encourage la "pêche
minotière", celle qui consiste à ramasser
n'importe quel poisson dans ses filets pour en faire de la
farine afin de nourrir des chiens, des chats … mais
aussi des poissons d'élevage ! Le bilan en terme de
protéines est absurde, puisqu'il faut plusieurs kilos de
cette farine pour produire un kilo de poisson "noble".
Robert, coordinateur pour l’Europe du "Forum mondial
des populations de pécheurs" n'accepte pas ce
gâchis indigne, à l'heure où le sommet de
la FAO, à Rome, vient de nous rappeler qu'une large
partie de l'humanité est rongée par la
famine. Pour Robert, le débat est mal engagé :
"On entend, ici que ce sont les nordiques qui veulent
anéantir les pécheurs du sud pour mettre la main
sur notre pêche. Moi je suis un sudiste, et je n’y
crois pas du tout. Il y a un lobby nordique comme il y a un
lobby du sud, mais ils sont complices. Un gros armateur de
Galice, ou du Pays Basque s’entendra très bien
avec un gros pêcheur danois ou hollandais." Le vrai
problème, comme pour l'agriculture, est la course au
profit, au détriment de la qualité et de la
conservation de la ressource, ce "patrimoine du futur".
L'Europe peut pourtant devenir un espace de régulation
idéal en matière de pêche durable, si, dans
la concertation, elle se dégage de l’emprise des
gros armateurs qui ne réfléchissent qu’à
travers leur tiroir-caisse.
Association
ITSAS GEROA c/o Robert Alvarez 40 rue François
Bibal, 64500 Saint-Jean-de-Lu Tél/Fax : 05 59 26 29
06

Silence,un
avion passe ...
Le 17 mai, le
Conseil d'État donnait raison à France Nature
Environnement, grande fédération d'associations.
La justice a donc annulé le refus de la Commission
Nationale du Débat Public (CNDP) d'organiser un tel
débat public sur le projet de route à grand
gabarit, partant Langon vers Blagnac, pour le transport des
pièces du futur Airbus A380. Pourtant, sans attendre que
ce point de procédure essentiel soit enfin respecté,
ladite liaison a été déclarée
"d'utilité publique" le 7 juin. On se demande
vraiment sur quoi a été évaluée
l'utilité publique de la chose !!! Son utilité
pour des intérêts très privés, par
contre, n'est plus à démontrer. EADS, la société
qui a lancé le projet A380 a-t-elle pour autant les
mains libres ? Pas sûr. L'Europe, également en
charge de l'intérêt des populations, peut encore
venir mettre quelques bâtons dans des réacteurs
trop arrogants. Un des points faibles de l'A380 est son bruit.
Certes, à la tonne transportée, il est, sur ce
plan-là, plus performant que ces concurrents directs,
mais, en valeur absolue, il reste très pourvoyeur de
décibels. Une proposition de directive visant "à
la restriction des vols provoquant des nuisances dans les
aéroports communautaires" a été
adopté en première lecture au Parlement Européen
le 12 mars 2002. Si la Commission suit les votes du Parlement,
ce texte, qui reste très laxiste, pourrait quand même
sacrément limiter les atterrissages et les décollages
de nuit, afin de respecter un minimum la quiétude des
riverains. Une telle limitation contrarierait surtout les gros
avions cargos qui assurent une bonne part de leur rotation de
fret à la nuit tombée. Si l'Europe durcissait sa
législation anti-bruit, cela pourrait porter un rude
coup au carnet de commandes du futur géant d'Airbus, car
les sociétés de fret aérien se
replieraient aussitôt vers l'achat d'avions plus
silencieux, donc de taille plus modeste… Cela dit,
cette bataille européenne est loin d'être gagnée,
Bruxelles ayant sacrément édulcoré son
texte d'avril 1999 sur les nuisances sonores. Isabelle Durant,
écologiste, Vice-première Ministre Belge et
Ministre des Transports, ne décolère pas,
estimant que son pays est le seul à s'attaquer
concrètement aux problèmes des riverains
d'aéroport. Les grands groupes europarlementaires, de
droite et de gauche, ont même réussi à
faire appliquer une procédure d'urgence pour faire
prévaloir la logique commerciale sur l'environnement.
Les amendements déposés par le groupe des Verts
n'ont pas été adoptés. Ni celui en faveur
d'une réduction, en 5 ans, du seuil de bruit de 8 EPNdB
(effective perceived noise in decibel) au lieu de 5 EPNdB, ni
celui de l’abaissement du nombre de mouvements d'avion de
50 000 à 30 000 par an pour entrer dans le champ
d’application de la directive. Ce sont en fait les
pressions américaines qui poussent l'Europe à la
médiocrité. Washington veut bien lutter contre
les avions bruyants, si on laisse Boeing refourguer aux pays
pauvres ses vieux modèles équipés de
moteurs ne répondant plus aux normes antibruit. Le
dispositif censé les rendre plus silencieux, bricolé
par Boeing pour l'occasion, le "hushkit", n'avait pas
convaincu l'Europe, qui n'a pas ce problème avec la
gamme Airbus, plus récente. L'Union européenne
s'apprêtait donc, en interdisant sur son territoire les
vols "hushkités", à assécher un
marché de l'occasion dominé par les américains.
Saisie par les USA, l'OACI, Organisation de l'Aviation Civile
Internationale, qui n'a aucune conscience environnementale, n'a
pas tardé à mettre l'Europe en minorité.
Les aéroports auront donc une grande latitude pour
autoriser l'atterrissage des avions "hushkités",
et l'on voit mal pourquoi ils chercheraient à limiter un
trafic juteux… Faut-il donc encore s'interroger sur
le poids de certains lobbies ? Le citoyen râle, l'avion
avance. La justice s'émeut, l'avion avance. L'Europe
tergiverse, l'avion avance. Toujours.
France
Nature Environnement Tél : 01 43 36 16 12 –
www.fne.asso.fr e.mail
: communication@fne.asso.fr

Pour
toucher le fonds
L'Aquitaine a
longtemps redouté l'adhésion de ses voisins
ibériques, dont on craignaient qu'ils captent, au titre
de "nouveaux arrivants", l'essentiel des aides
structurelles jusqu'alors dévolu à notre Sud
Ouest. Après divers arbitrages et de longues procédures,
cette région s'est pourtant encore vue dotée,
pour la période 2000-2006, d'une belle enveloppe de 453
millions d'euros d'aides au titre des divers aspects de la
"Politique Régionale" communautaire. Mais
quels sont ces fonds ? leurs objectifs ? leur répartition
? En voici, à grands traits, le mode d’emploi. La
solidarité financière de l’Union permet une
redistribution des fonds communautaires vers les régions
et les catégories sociales défavorisées.
Pour la période 2000-2006, la somme allouée à
cette politique dite "Régionale" est de 195
milliards d’euros. Après la Politique Agricole
Commune (PAC) qui représente 46% des dépenses de
l'Union, la Politique Régionale est donc, avec ses 34,5
%, le deuxième gros poste budgétaire
communautaire.
Et
en vue de l’élargissement de l'Union… Des
crédits spécifiques sont aussi destinés
aux pays candidats pour leur permettre de "rattraper leur
retard". Il s'agit du programme PHARE (10,9 milliards
d'euros pour les aides administratives, sociales et
économiques), du programme SAPARD (3,6 milliards d'euros
pour le développement rural), et de l'instrument
structurel ISPA (7,3 milliards d'euros pour l'environnement et
les transports).
Les
Fonds La Politique Régionale de l'Union est
articulée autour de quatre fonds dits "structurels",
et un fonds dit "de cohésion".
Les
fonds structurels Le FEDER (Fonds Européen de
Développement Régional) doté de 112,4
milliards d'euros sur 6 ans, finance les infrastructures et les
investissements ; Le FSE (Fonds Social Européen)
avec 34,7 milliards d'euros finance l'insertion et formation
professionnelle ; L'IFOP (Instrument Financier
d'Orientation de la Pêche) doté de 1,1 milliards
d'euros aide à moderniser les équipements dans ce
secteur ; Le FEOGA (la section "orientation"
du Fonds Européen d’Orientation et de Garantie
Agricole) reçoit 17,5 milliards d'euros pour le
développement rural. Il ne faut pas confondre ce FEOGA
"Orientation" avec l'énorme FEOGA "Garantie"
qui, au travers de la fameuse PAC, garantit les prix agricoles…
Le
fonds de cohésion doté, pour 2000/2006, de 18
milliards d'euros, finance directement des projets
d’infrastructures environnementales et de transport, mais
uniquement en Espagne, Irlande, Portugal et en Grèce.
Les
clefs de la répartition Les 195 milliards
d’euros prévus, pour 6 ans, pour les 4 fonds
structurels se répartissent en 3 "objectifs",
4 "initiatives" et 2 "actions".
Les
objectifs L'Objectif 1. Basé sur un zonage
territorial, il accapare à lui seul 70% des crédits
en provenance des 4 fonds structurels. Ces sommes, qui
concernent 22% des populations de l'Union, sont réservées
aux régions en "retard de développement"(PIB
inférieur à 75% du PIB moyen de l’Union) ou
aux régions nordiques très peu peuplées.
En France, seuls les Dom Tom sont des zones "Objectif 1".
L’Objectif 2. Il ne concerne que le FEDER
et le FSE, et perçoit 11,5% des crédits,
distribués aussi d'après zonage. L'objectif 2
touche 18% de la population européenne au travers
d'aides à la reconversion économique et sociale
de territoires en difficile mutation. L’Objectif
3. Thématique et non territorialisé, il
représente 12.3% des crédits. Il est financé
uniquement au travers du FSE, et est dédié à
la formation et l’emploi.
Les
initiatives Regroupant 5,3,% des sommes des fonds
structurels, les 4 initiatives communautaires sont autant de
programmes qui permettent d'intervenir partout dans l'Union
: INTERREG III encourage, par le FEDER, les
coopérations interrégionales, notamment
transfrontalières URBAN II soutient, au
travers du FEDER, la réhabilitation de zones urbaines en
crise; LEADER + promeut, par le FEOGA, le
développement rural durable ; EQUAL s'appuie
sur le FSE pour éliminer les discriminations face au
marché du travail.
Les
actions Une petite partie des crédits (0,5%)
bénéficie aux structures de pêche situées
en dehors des zones d'Objectif 1. L'action destinée à
promouvoir de nouvelles expériences de développement
reçoit également 0,5% des fonds structurels.
Pour
en savoir encore plus : www.inforegio.cec.eu.int

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