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Sommaire L'Europe
vue de l'Hémicycle L'Europe
vue de Midi Pyrénées L'Europe
vue d'Aquitaine L'Europe
vue du Languedoc-Roussillon
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L'Europe vue de l'Hémicycle
Après deux ans de tractations entre Parlement, Commission et Conseil, le nouveau texte s’articule autour de l’obligation d’étiquetage pour tout produit destiné à l’alimentation humaine ou animale qui contiendra plus de 0,9 % d’OGM. Par contre rien ne dira au consommateur si ce seuil est à peine atteint ou largement dépassé, ni si l’animal dont il achète la viande a été nourri aux OGM, car - à cause d'un vote perdu de 3 voix - cette dernière information sera été réservée aux éleveurs… Ce seuil ne sera que de 0,5 % pour les OGM non autorisés au sein de l'Union, mais présents de manière fortuite, par exemple par mélange lors du transport. Pour Hiltrud Breyer, eurodéputée Verte allemande, "le moratoire politique sera ainsi remplacé par une sorte de moratoire économique : dans la pratique, ce sont les consommateurs, globalement opposés aux OGM, qui vont pouvoir choisir en fonction des étiquettes". Il est vrai qu’un récent sondage Eurobaromètre montre que 70 % des Européens ne veulent pas d'OGM. On comprend mieux les craintes que fait naître "l’exemple européen" auprès des marchands d’OGM, quand on sait que nombre d'américains voudraient que l’administration Bush les informe eux aussi par étiquetage… Contact : Hiltrud : hbreyer@europarl.eu.int Par ailleurs, la traçabilité des OGM devra être totale, du semis au produit fini, afin de pouvoir retrouver le responsable d'une éventuelle contamination. Pour autant, selon Danielle Auroi, autre eurodéputée Verte, "la future législation laisse ouvert ce problème de pollution génétique, en particulier celle des semences", qui restent en dehors du champ d’application de la loi, sauf si elles doivent être non pas semées, mais consommée directement (!)… Pour Danielle "pour conserver des filières sans OGM, la responsabilité des industries OGM doit être clairement établie, le pollueur devant être le payeur". Contact : Danielle : dauroi@europarl.eu.int Malgré les précautions prises, pour la Confédération Paysanne, la diffusion des OGM reste en marche. Dès lors, pourquoi une grande partie du groupe des Verts a-t-elle soutenu le compromis final ? C’est là qu’il faut bien comprendre l’implacable mécanique institutionnelle européenne, où voter contre un texte en seconde lecture, revient à en rester à la position du Conseil, qui en, l’occurrence, était infiniment plus laxiste. La majorité nécessaire étant réunie avant le vote, la plupart des Verts français ont choisi de ne pas soutenir le compromis parlementaire, tant pour marquer leur solidarité avec José Bové - alors "embastillé" pour crime de lèse OGM - que pour souligner les risques du nouveau dispositif, dont la coexistence entre filières naturelles et "trafiquées". Car c’est aux seuls États que sont déléguées, sans précision aucune, les "mesures nécessaires" - par exemple des distances minimales entre les différents types de cultures - pour éviter que des insectes ou le vent ne disséminent les pollens douteux… Même si les OGM resteront ainsi interdits jusqu'à ce qu'une "législation nationale de coexistence" soit adoptée, la Commission n’aura que la tache d'élaborer des "lignes directrices" en la matière, notamment pour les 9 États membres qui se sont déjà prononcés pour une stricte séparation des cultures OGM et non OGM. Pour certains parlementaires, tel Gérard Onesta, toutes ces mesures ne feront que ralentir le phénomène de "dissémination invasive", et cette "étanchéité" est une dangereuse fiction : l’exemple américain montre qu’il est impossible de délimiter des sanctuaires exempts d’hybridation et, à terme l'agriculture biologique serait condamnée. Pour Gérard, "une fois lâchés dans la nature, les OGM sont hors contrôle, et les seuils administratifs biologiquement intenables". Voilà pourquoi, en Haute-Garonne le 21 juillet dernier, avec des militants de la Confédération Paysanne, il a publiquement arraché, face aux forces de l’ordre, des OGM semés en plein champ. Le Vice Président du Parlement Européen se doutait bien que ce geste illégal symbolique ne passerait pas inaperçu, mais il voulait marquer son "objection de conscience active" face à un péril que personne ne peut aujourd’hui quantifier… Car les risques sont réels, même si les obnubilés du profit ont déjà oublié les séismes sanitaires de la vache folle ou de l’amiante. L'effet à long terme des toxines produites par les plantes transgéniques pour se protéger des insectes est mal connu. On redoute aussi un phénomène de résistance chez les insectes cibles à la toxine, comme celui observé chez le ver du coton, aux États-Unis. Plus grave, dans un avis rendu en février 2003 sur une lignée de maïs OGM, l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) estime "ne pas disposer de suffisamment d'éléments pour rendre un avis scientifiquement fondé" concernant la sécurité sanitaire d'une consommation humaine. Quant aux techniques d’évaluation et d’analyse utilisées aujourd'hui, elles ne sont ni parfaitement codifiées ni totalement reproductibles. Faute d'un système assurant l'identification exhaustive des végétaux génétiquement modifiés, les différents opérateurs de l'agroalimentaire pourraient rapidement être amenés à indiquer - sans plus de précisions et pour se border légalement - que leurs produits sont susceptibles de contenir des OGM. Cette banalisation, en cassant la possibilité de choix des consommateurs, ruinerait le dispositif mis en place par l’Europe… La précipitation des lobbies pro-OGM est plus que suspecte. Face à ce qui pourrait devenir un scandale sanitaire et environnemental sans précédent, et après des millénaires d’agriculture "naturelle" ne pouvait-on attendre quelques années pour avoir le recul suffisant ? À la vitesse des uns, répond la lenteur des autres : ainsi la directive européenne qui prévoit d'éliminer des OGM les marqueurs de résistance aux antibiotiques d'ici fin 2004, n'a toujours pas été transcrite par la France dans son droit interne… Et si l'espoir venait d'ailleurs ? En apposant la - très attendue - 50ème signature au bas du Protocole de Carthagène sur la biodiversité, le micro état polynésien de Palau a permis l'entrée en vigueur de celui ci en date du 11 septembre (!) 2003. Depuis lors, tout état signataire peut interdire unilatéralement l'entrée d'OGM sur son territoire, s'il estime que ceux-ci représentent un danger potentiel. Ce texte onusien - qui fait hurler les USA, état non-signataire - est juridiquement opposable aux décisions du tribunal arbitral de l'OMC… C’est donc dans ce complexe environnement politico-scientifico-judidiaire, que le Parlement Européen a dû manœuvrer. Il a sans doute évité le pire dans l’immédiat, sans pour autant assurer l’avenir. Cet avenir reste dans la prise de conscience de nos concitoyens et dans leur envie d’agir…
OGM
? Moratoire
?
Évaluation
? Carthagène
? Pour plus d'info : http://www.biodiv.org/ Électron
libre ? Par ailleurs, un marché peut être ouvert à 100 %, comme en Allemagne, tout en étant quasiment impénétrable en raison d'un monopole de fait sur les infrastructures. S'engouffrant dans la séparation, prévue d'ici 2007, entre production et transport d'énergie - et le fait que les redevances d'accès au réseau devront refléter les frais effectivement engagés - Claude a obtenu que les petites unités décentralisées, qui s'appuient généralement sur des technologies propres et innovantes, soient favorisées. Elles ne seront plus étouffées en devant payer le prix fort pour raccorder leur production au réseau, même pour une desserte de proximité. Autre grand succès des Verts, le consommateur-acheteur, par ses choix, pourra encourager la production d'électricité propre, ou sanctionner les énergies polluantes et dangereuses. Le producteur devra en effet à l'avenir indiquer en détail, dans ses publicités et ses factures, de quelles sources provient son électricité : combustibles fossiles, nucléaire, hydraulique, solaire, éolien… Pour autant, le nucléaire a encore ses vassaux, notamment la Commissaire à l'énergie qui fait tout pour que ce secteur reste en zone de non-droit. Ainsi, il faudra se contenter d'un rapport annuel de la Commission sur l’utilisation des fonds de réserve destinés au démantèlement du secteur nucléaire, et avec lesquels les opérateurs - EDF en tête - spéculent allègrement pour acquérir des concurrents… Prix
? Contact : Claude : cturmes@europarl.eu.int Le fonds de l'eau est proche Chaque jour, 30 000 cadavres. C'est le chiffre atroce des morts liées à l'absence d'eau potable et de services sanitaires dans le monde. Alors que les engagements du Sommet de Johannesburg - de diminuer de moitié d'ici 2015 le nombre de personnes qui n'ont pas accès à des conditions minimales d'hygiène - restent lettre morte, l'Europe a décidé de venir au secours de ces pays dévastés, par la création d'un "Fonds européen pour l'eau", doté d'un milliard d'euros. C'est Paul Lannoye, député européen Vert belge qui a eu la charge de donner un sens politique à cette heureuse initiative de l'Union. Par son rapport plébiscité lors de la plénière de septembre, il a dénoncé la privatisation en cours du secteur de l'eau qui, selon toutes les études, se traduit par une augmentation des prix aggravant les difficultés des populations défavorisées. Paul a sommé la Commission européenne d'arrêter les pressions inacceptables qu'elle fait sur les pays du Sud - dont 14 parmi les plus pauvres - pour qu'ils libéralisent le secteur de l'eau dans le cadre des négociations sur l'Accord Général du Commerce du Service (AGCS). Pour Paul "l'accès à l'eau, sans discrimination, est un droit humain fondamental que vient de reconnaître l'ONU, et c'est la responsabilité des pouvoirs publics de s'acquitter de cette obligation. L'assemblée l'a suivi en demandant une tarification permettant à chacun de couvrir ses besoins essentiels. Paul a aussi épinglé les faiblesses financières de ce fonds : "l'allocation d'un milliard d'Euro ne constitue pas une mobilisation financière additionnelle, mais provient de la réserve du Fond Européen de Développement'. De plus, si un cofinancement est demandé aux multinationales privées, cela marginaliserait définitivement les services publics de pays entiers. Paul a donc proposé d'inventer de nouveaux instruments financiers de solidarité, telle une fiscalité internationale d'un centime d'euro par bouteille d'eau minérale consommée, et l'annulation de la dette du Tiers Monde. L'europarlement l'a suivi sur ce dernier point, en demandant la conversion de certaines créances pour financer des infrastructures d'approvisionnement et d'assainissement d'eau. La gestion du fonds pose également problème, car même s'il concentrera ses activités sur les états qui mènent une politique hydrologique saine avec priorité accordée au secteur social, rien de concret n'est prévu pour aider les pays en développement à s'approprier cet instrument. Les Verts appellent toujours à la mise en place d'une politique de l'eau définie par les autorités nationales, avec la participation des populations concernées et le soutien des ONG. L'eau est déjà devenu enjeu géopolitique. Combien de cadavres comptera-t-on encore avant que l'on ne décrète, comme vient de le faire le Parlement Européen, que cette ressource précieuse ne peut décidément pas être une marchandise ? Contact : Paul : plannoye@europarl.eu.int Petite leçon d'edurojargon Les
symboles européens Drapeau. Créé en 1955 par le Conseil de l’Europe, le drapeau européen devient celui de toutes les institutions européennes en 1985. Son cercle de 12 étoiles d'or sur fond bleu représente la solidarité et l’harmonie entre les peuples. Le nombre 12 n'est pas lié à un nombre d’États, mais est un symbole traditionnel de perfection et de plénitude (cadran d'horloge, signes du zodiaque…). Hymne. Il s’agit du prélude du 4ème mouvement de la 9° symphonie de Ludwig Van Beethoven composé en 1822. C'est une mise en musique de "l’Ode à la joie" écrite en 1785 par le poète Friedrich Von Schiller qui exprime les idéaux de fraternité, de liberté, de paix et de solidarité. Cette musique, choisie en 1972 par le Conseil de l'Europe, devient l'hymne officiel de l'Union en 1985. Fête. Le 9 mai 1950, Robert Schuman - ministre français des affaires étrangères - a prononcé son fameux discours pour une intégration européenne afin d'assurer paix et prospérité dans l'Europe de l'après-guerre. Sa proposition est considérée comme l'acte de naissance de notre Union, qui, depuis célèbre le 9 mai. Devise. La solidarité dans le respect des différences, concept cher aux écologistes, est repris dans la devise de l'Union, "unie dans la diversité", qui est tirée du préambule constitutionnel : "Assurés que, unie dans sa diversité, l'Europe offre les meilleures chances de poursuivre, dans le respect des droits de chacun et dans la conscience de leurs responsabilités à l'égard des générations futures et de la planète, la grande aventure qui en fait un espace privilégié de l'espérance humaine". Monnaie. Même s'il n'est pas encore adopté par tous les pays, c'est déjà l'Euro qui, selon le projet de Constitution, est la monnaie de l'Union. Langue(s). Les langues officielles de l'Union sont déjà au nombre de 12 (les 11 langues de travail du Parlement + le gaélique) auquel vont s'ajouter 9 nouvelles langues après l'élargissement. On reste perplexe face à la différence de traitement entre des langues dites "minoritaires" sans statut européen, tel le catalan parlé par des millions de gens, et celles de rang officiel comme le Maltais et ses quelques dizaines de milliers de locuteurs… Vrac d'Europe Pour
la Galaxie, descendre à St Denis Contact : Noémie : noemi@lavache.com Mer
morte ? Contact : Yves : ypietrasanta@europarl.eu.int Le
Sida aux assises Contact : Didier Claude : drod@europarl.eu.int En
attendant l'euro suédois CIG
: Caviardage Italien Garanti Contact : Dany : dcohnbendit@europarl.eu.int L'Europe
mouille son maillot Contact : Gérard : gonesta@europarl.eu.int Le
renard est libre… Contact : Alain : alipietz@europarl.eu.int L'incohérence
est une drogue dure Pour
plus d'info : http://www.alima-boumediene.org/ De
l'intérêt général européen Contact : Hélène : hflautre@europarl.eu.int La
bourse ou la vie
Vue de Turquie, la carotte européenne semble plus efficace que le bâton.. Car c'est bien pour pouvoir enfin ouvrir des négociations de pleine adhésion lors du grand rendez vous que lui a fixé l'Union fin 2004, qu'Ankara a voté, cet été, des réformes institutionnelles sans précédent. Il faut dire que l'europarlement, par ses votes, venait de taper du poing sur la table. Si l'Europe n'est pas un "club chrétien", alors la Turquie doit pouvoir y lier son destin, et ne pas être rejetée vers d'autres rivages, beaucoup plus périlleux pour la sécurité même des européens. Pour autant la Turquie ne remplit pas - loin s'en faut - les "critères de Copenhague" en matière de démocratie. Ses relations avec ses voisins, telle Chypre qu'elle occupe en partie, doivent aussi être totalement revisitées. Le Parlement de Strasbourg a ainsi pointé la longue liste des progrès à accomplir, notamment le respect des droits fondamentaux qui reste le cœur du projet européen. La Turquie sait qu'elle doit non seulement rassurer - l'arrivée de ses 70 millions d'habitants bouleverserait bien des équilibres en Europe - mais aussi convaincre. Venant après l'abolition de fait de la peine de mort et la reconnaissance des langues minoritaires, les nouvelles mesures constitutionnelles commencent à démanteler le pouvoir de l'armée turque qui régissait la justice, le budget, l'éducation ou encore l'audiovisuel à travers le tout puissant Conseil National de Sécurité, dont les "recommandations" des généraux ne pouvaient être ignorées… Ainsi les civils ne seront plus jugés par des cours militaires, et la lutte contre la torture et les viols en prison pourront enfin aboutir. Est mis également fin aux passe-droits budgétaires, car c'est le Parlement turc qui, à l'avenir, votera les crédits de l'armée. Reste le problème du respect des minorités, et longue est encore la route qui mène d'Ankara à Bruxelles… Dans les programmes scolaires turcs, le négationnisme forcené du génocide arménien en est la preuve. L'armée, toujours elle, voit tout respect de la différence comme une insupportable atteinte à "l'unité de la Patrie". Et des dizaines de milliers de victimes kurdes font les frais de cette terrible doctrine. Un kurde qui veut "vivre debout" n'a d'autres choix que la répression ou l'exil. Pour certains de ces réfugiés, cette fuite a abouti à Toulouse. Là, comme dans d'autres grandes villes de France, un collectif s'est créé pour éviter qu'ils ne soient renvoyés vers des sévices que leur statut de fuyards rendait désormais certains. Malheureusement la politique de droit d'asile en Europe, n'est pas à la hauteur des généreux principes proclamés, et l'expulsion, même à haut risque, reste la règle de base. À l'heure où la guerre en Irak affichait, sur tous les écrans, la carte du territoire kurde écartelé entre quatre pays - Turquie, Irak, Syrie et Iran - nos concitoyens ont enfin compris, malgré sa complexité, l'importance de ce drame. À Toulouse, face à l'intransigeance préfectorale, 31 kurdes ont entamé une grève de la faim désespérée. Dominique Liot, porte parole régional des Verts de Midi Pyrénées a été un des rouages essentiels du collectif.. Pour Dominique, qui a suivi sur place la lutte pendant des mois "de recours, en négociations, en construisant des dossiers solides, nous avons fini par obtenir 5, puis 3 autres statuts de réfugiés politique, puis encore 13 régularisations administratives, et je garde espoir pour les 10 dossiers non encore clos. C'est une belle victoire du cœur et de la raison". La présence d'une télévision qui a suivi Gérard Onesta lors d'une de ses visites aux grévistes, enregistrant des images d'hommes aux portes de la mort, a aussi permis aux autorités de prendre la mesure de leurs responsabilités. Ainsi, peu à peu, se dessine l'espoir kurde. À Strasbourg les eurodéputés ont sommé la Turquie de protéger leurs citoyens d'origine kurde, de leur permettre tous échanges avec leurs frères des pays voisins, et que les médias donnent un véritable accès à cette culture millénaire à qui la Société des Nations promit un état en 1921. À Ankara, le Parlement a enfin accepté que, faute de place dans les écoles, la langue kurde puisse être enseignée dans des lieux privés. À Toulouse, grâce à la solidarité, le kurdistan est aussi au bout de la rue… Contact Ciel, mon trafic ! En juillet, en quatre rapports, le Parlement Européen a défini le futur ciel européen qui pourrait être opérationnel le 31 décembre 2004. Mais la procédure de conciliation ouverte avec les Ministres des transports de l'Union peut encore tout bloquer, car il est clair que le Parlement et Conseil - soutenu par la Commission - ne voient pas la gestion du trafic aérien de la même façon. Il s'agissait de la 2ème lecture de la directive dite "Ciel unique" visant à renforcer la sécurité en rationalisant les procédures, et réduire les coûts en supprimant les retards en fluidifiant le trafic. Mais au cours des débats, on a vu les gouvernements s'accrocher à leurs droits exclusifs sur leur espace aérien dans le seul intérêt de leurs politiques de défense. Le Parlement, lui, essaie de troquer cette reconnaissance de souveraineté des États membres, en échange de la coopération entre civils et militaires, ce que la plupart des forces aériennes refusent, trop habituées à ne rendre aucun compte... Les eurodéputés veulent aussi qu'Eurocontrol, organisation internationale pour la sécurité aérienne, soit maître d'œuvre du "Ciel unique", et que ce soit la Commission qui règle les litiges. Les états préfèrent en rester à des négociations bilatérales entre eux, au coup par coup. Un des rares points acquis est la création, par vol, d'une région d'information unique dans l'espace aérien supérieur, et la publication par la Commission de l'information aéronautique commune dans cette zone. Pour les eurodéputés Verts, l'harmonisation des consignes de sécurité, et l'interopérabilité des systèmes sont des avancées. Mais selon eux, comme pour la majorité du Parlement, il faut aussi reconnaître que le contrôle aérien est une prérogative de puissance publique qui ne présente donc pas un caractère économique justifiant l'application des règles de libre concurrence du Traité. Et là une ambiguïté demeure puisque la fourniture des services de contrôle aérien pourrait être effectuée, dans un cadre public, mais par le secteur privé… Depuis Toulouse - terre de monoculture aéronautique s'il en est - Jean-Charles Valadier, porte-parole des Verts toulousains et spécialiste du dossier "Transports", analyse ce "Ciel unique". Pour lui, "rationaliser c'est bien, car il est ridicule qu'un avion entre Rome et Bruxelles soit pris en charge par 9 centres différents avec une interopérabilité non garantie. Mais attention, trop de centralisation implique une perte de fiabilité en cas de panne ou de malveillance. Par ailleurs, le risque reste fort de voir, par une privatisation larvée des services de contrôle mal encadrés par la loi, et une incitation financière au rendement, la gestion du trafic basculer vers la course au profit et s'éloigner des objectifs de sécurité". On sent aussi le poids du lobby des avionneurs : affirmer que la croissance du trafic aérien sera de 4 % par an pour les 15 prochaines années, est pour le moins fantaisiste quand on connaît la fragilité de ce secteur où les compagnies déposent leur bilan en cascade, et les protestations citoyennes face aux pollutions de ce mode de transport. Quand aura-t-on le courage politique de taxer le kérosène ? On n'est plus en 1947 où il fallait soutenir une nouvelle technologie : il faut une concurrence loyale entre les différents modes de transports". Contact Futures victimes, cotisez vous !
Car c'est la même ministre (de l'écologie !) qui, avant l'été, au Conseil de l'Union, vide de toute substance la directive sur la responsabilité environnementale, et qui, durant la pause estivale, fait passer à l'Assemblée Nationale sa loi inique sur les risques industriels. Ainsi, à Luxembourg, elle ruine toutes les avancées votées par le Parlement Européen, supprimant, entre autres, les références au nucléaire, aux pétroliers, à la garantie des états, à l'obligation d'assurance… et, à Paris, elle récidive par une loi cosmétique où le risque maximal est toléré, où les industriels restent quasi seuls juges des protections à prendre, et où le contribuable paiera seul les drames à venir… Car c'est par une surprime de 1 à 4 euros sur les assurances habitations que les assureurs se constitueront une juteuse cagnotte, avec en échange, la simple obligation d'indemniser les victimes dans un délai de trois mois. Outre le fait qu'on instaure l'odieux principe du "pollué-payeur" (!), et que les sommes ainsi provisionnées ne sont en rien à l'échelle d'un drame majeur, on n'aborde pas les problèmes de fond en se contenant d'attendre le drame et non de l'éviter. "Cette loi n'aurait pas empêché l'explosion d'AZF, ni ses conséquences" déclare avec raison Jean-Pierre Bataille pour le collectif des sinistrés toulousains "Plus jamais ça" (PJC). L'enjeu des législations en la matière doit être tout autre. Pour PJC, "il faut débattre du type de production industrielle dont nous avons besoin et de son caractère écologiquement soutenable et socialement utile, en bannissant toute usine à risques des villes". Le Parlement Européen en votant à la quasi-unanimité une résolution rédigée par Gérard Onesta est allé dans le même sens, en exigeant une réflexion sur les besoins réels de notre société, et demandant le passage de la "gestion du risque, à l'éloignement du risque". La
base pour l'évaluation du risque doit donc être le
"scénario maximal" - explosion du plus gros
stock de produits par exemple - puis voir si, par confinement
ou autre, ses conséquences peuvent être limitées
à l'intérieur du périmètre foncier
de l'entreprise. On ne peut tolérer une approche
"probabiliste" car le pire finit toujours par
arriver, et c'est malheureusement la logique de la loi Bachelot
qui, couvrant l'irresponsabilité des industriels, joue
avec les statistiques et donc avec la vie des populations.
Pire, les études de danger resteront fournies par
l'industriel lui-même, sans définition clairement
énoncée et sans cohérence de méthodologie
au niveau national… Même flou au niveau des
risques liés au transport de matières
dangereuses, puisqu'on les limite aux lieux de manutention, et
qu'on laisse au Conseil d'État le soin de préciser
les choses. Contact Larzac 2003, comme si vous y étiez Si
vous regrettez de n'avoir pas pu être parmi les 250 000
personnes présentes du 8 au 10 août pour inventer
un autre monde sur le plateau du Larzac, ou si vous voulez
revivre l'intensité des débats, l'animation des
stands ou l'émotion de la fête, procurez-vous la
vidéo ! Pour obtenir cette vidéo : http://www.intramag.net/ Agence
Net Presse Aujourd'hui l'Europe, demain le Monde L'université de Bordeaux, avec ses échanges d'étudiants avec des facultés américaines ou canadiennes, était parmi les pionnières. C'est en s'appuyant sur l'évidente réussite de ce genre de partenariat intercontinental, que l'Union Européenne a décidé de passer à la vitesse supérieure. Avant l'été, à la quasi-unanimité, le Parlement Européen a adopté, en première lecture, l'ouverture du programme ERASMUS à la planète entière. Lancé en 1987, ce programme va fêter cette année son millionième étudiant bénéficiant de cette bourse spéciale qui permet d'aller passer une année d'étude supérieure dans une université étrangère. Jusqu'alors réservé aux échanges au sein de l'Union, ou en direction des pays candidats à l'adhésion, Erasmus deviendra au 1er janvier 2004 "Erasmus Mundus" et permettra l'accueil et l'envoi d'étudiants, de et vers, tous les continents. Le Parlement - qui a refusé l'appellation trop anglo-saxonne "Erasmus World" - veut, pour ce programme, une dotation financière confortable de 300 millions d'euros pour la période 2004/2008. Jusqu'ici, un jeune aquitain qui voulait terminer son cursus par une magnifique expérience en dehors de l'Union, devait non seulement avoir de gros moyens financiers, mais aussi se lancer dans un parcours du combattant pour trouver un étudiant étranger dans une université d'accueil prête à tenter un tel échange. Être labellisé "Erasmus", ce n'est pas simplement être exempté de frais d'inscription dans une grande école étrangère, ou encore recevoir une dotation pour couvrir tous les frais supplémentaires occasionnés par un tel déplacement. Erasmus, c'est d'abord l'ouverture d'esprit, le gage d'une capacité d'intégration dans un milieu inconnu, et bientôt la reconnaissance de l'acquisition de connaissances de niveau continental... Inclus dans le programme européen SOCRATES, Erasmus, va en effet changer d'échelle mais aussi de nature. L'objectif est d'élever les facultés de l'Union au rang de références pour l'échange intellectuel universitaire mondial. Ainsi Erasmus Mundus devrait déboucher rapidement sur la création de "Mastères UE" (Union Européenne), englobant la 4ème et 5ème année d'études supérieures, qui deviendraient un label universitaire reconnu et prestigieux, globalisant l'éducation à l'européenne. Puisqu'il ne s'agit pas de concurrencer les universités des USA, les Verts ont insisté pour qu'Erasmus ne tombe pas dans le travers américain du "drainage de cerveaux", qui vide le pays en voie de développement de leurs élites. Erasmus, par sa politique basée sur les échanges multilatéraux, doit bâtir une vision coopérative de l'espace scolaire mondial. Le
"Must" d'Erasmus Clin
d'œil L'éducation
en Europe Pour la période 2000/2006, SOCRATES dispose d’un budget de 1,85 milliard d’euros. Il couvre comprend huit actions communautaires, dont ERASMUS : 1. Comenius : l’enseignement scolaire 2. Erasmus : l’enseignement supérieur 3. Grundtvig : l’éducation des adultes et les autres parcours éducatifs 4. Lingua : l’enseignement et l’apprentissage des langues 5. Minerva : les technologies de l’information et des communications dans l’éducation 6. Innovations concernant les systèmes et politiques de l’éducation 7. Actions conjointes avec d’autres programmes communautaires 8. Mesures d’accompagnement. Contact Nouvelle PAC, nouveau bug
Le point central en est le découplage entre les aides européennes et les tonnages de production. C'est désormais un paiement unique par exploitation qui se substituera à la plupart des primes octroyées dans le cadre des différentes organisations communes de marché, ces dernières étant quasiment démantelées dans les faits, ce qui va dévaster bien des filières. Pour l'eurodéputée Verte Danielle Auroi ce nouveau système est à double tranchant : "s'il met enfin un terme à la course au rendement intensif et aux subventions à l'exportation déguisées qui fragilisaient l'agriculture du Tiers Monde, cette dernière restera exploitée au travers d'une OMC triomphante. De plus, les prix agricoles à l'intérieur de l'Union - donc une part des revenus des paysans - s’ajusteront immanquablement sur les prix les plus bas existants dans le monde". Par ailleurs, les paiements basés sur la surface de l'exploitation - même plafonnés - risquent d'accélérer la concentration de celles-ci et de figer les inégalités existantes, car les critères de référence choisis sont les aides déjà versées sur la période 2000/2002. Et l'augmentation des financements communautaires pour l'installation des jeunes agriculteurs ne changera pas grand-chose à cette nouvelle lame de fond qui va encore secouer le monde rural. À tout cela s'ajoute que, suivant les pays, le découplage des aides peut être partiel et étalé de 2005 à 2007, et cette complexité du système va, à l'évidence, encore plus désorganiser les marchés et le foncier agricole… Bérénice Vincent élue verte de Bergerac, apprécie "que, grâce aux eurodéputés Verts, l'octroi de l'intégralité de l'aide européenne soit subordonné au respect d'un certain nombre de normes obligatoires en matière d'environnement, de sécurité alimentaire et de bien-être des animaux. Cette éco-conditionnalité appuiera également le développement rural, en Dordogne comme ailleurs, même si ces "critères verts", financés par la lente réduction des aides directes aux grandes exploitations, ne capteront qu'une maigre part du budget de la PAC." Pour connaître le détail de la nouvelle PAC (mécanisme général, montant des aides, système d'attribution et d'options, secteurs soutenus, etc.) CLIQUEZ ICI Contact
Régions ? Connais pas. Même si le projet de Constitution européenne, arrêté à Bruxelles le 10 juillet dernier, n'est pas un chef d'œuvre de démocratie, de simplicité ou d'efficience, chacun y trouvera un petit sujet de satisfaction. Ainsi, par exemple, les tenants de l'altermondialisme y liront que le commerce doit être "équitable", les partisans d'une Europe plus écoutée ont eu leur "Ministre des affaires étrangères", ceux qui militaient pour une Union plus politique saluent une Commission issue de la majorité parlementaire européenne, les environnementalistes ont respiré d'aise quand - grâce aux conventionnels Verts - le nucléaire le Traité Euratom n'a pas eu rang constitutionnel, quant aux défenseurs des services publics, ils ont obtenu que "les règles de concurrence, ne leur soient appliquées que dans les limites où elles ne font pas échec à l'accomplissement en droit ou en fait de la mission particulière qui leur a été impartie". Tout le monde est donc servi, même si c'est souvent à la portion congrue. Tout le monde ? Et bien non. La future constitution étant un pur jus intergouvernemental, il n'était pas question de donner un quelconque pouvoir aux régions, soupçonnées - à juste titre - de pouvoir inquiéter un jacobinisme toujours présent, bloquant et destructeur. Pourtant le fait régional s'impose chaque jour d'avantage dans le quotidien de nos concitoyens, en attente de solutions de proximité. Ce que les gouvernements ne veulent pas voir, c'est que se créent, ou se re-créent, déjà les vraies euro-régions de demain. Pour Martine Bisauta, élue écologiste basque, "la constitution européenne est en retard. L'État Nation est dépassé dans les faits, et les collaborations transfrontalières existent déjà, même si certains veulent les ignorer. Fontarabie, Irun et Hendaye ont, par exemple, créé une sorte "d'euro communauté d'agglomérations" qui ne dit pas son nom. On a une véritable coopération entre ces villes pour le traitement des ordures ménagères, la gestion de l'eau, les équipements sportifs et culturels.... Cela a ainsi permis à Hendaye de pouvoir faire appel à Irun pour son approvisionnement en eau pendant la canicule de cet été, par la mise en place d'une canalisation provisoire. Avec du simple bon sens et une proximité géographique et culturelle, les frontières ne veulent plus rien dire. Mais j'ai bien peur qu'il faille encore de longues années pour que l'évidence de ces euro-régions administratives soit reconnue dans les textes européens". Contact
En mai 2003, l'ONU a décidé un embargo de 10 mois sur les bois du Libéria. Pourquoi ? Embargos ou boycotts sont toujours douloureux pour les populations du sud. Le choix de cet embargo n'a été fait qu'à contrecœur parce qu'une grande partie du profit de la vente de ces bois servait à déstabiliser le pays. Car au Libéria, les grandes entreprises européennes, françaises - dont certaines de la région de Sète - n'hésitent pas à choisir des fournisseurs de bois liés au trafic d'armes, trafic qui a conduit au drame que l'on sait… Comme la plupart des forêts primaires, les forêts tropicales du bassin du Congo sont pillées pour alimenter nos marchés en bois exotiques. Ce qui me révulse, c'est le cynisme des importateurs français, qui achètent de façon prioritaire auprès des six compagnies forestières impliquées dans le trafic d'armes. Celles-ci cassent le prix moyen - qui est de 280 euros par M3 - en fournissant le M3 de 10 à 20 euros moins cher. Avec des bateaux transportant 25 000 m3, les profits sont énormes ! La situation politique sur place évoluant, nous pensons que l'embargo va être levé pour des raisons humanitaires. Il faudra alors éradiquer les compagnies forestières prédatrices, en soutenant celles qui prennent des engagements corrects sur des aspects sociaux, économiques et environnementaux de façon à avoir le "Label FSC" (Forest Stewardship Council) ou un label "Développement durable" équivalent. Pensez-vous que l'embargo a été efficace ? Il y a été contourné. Les exploitants forestiers et des importateurs européens, voyant la décision arriver, ont fait sortir énormément de bois du Liberia en janvier et février et l'ont fait déposer en grande partie sur Dakar. Du bois "interdit" du Libéria est donc probablement arrivé en Europe, et à Sète en particulier, pendant l'embargo. Cette complète immoralité se nourrit de l'absence de vrai règlement : dès que les bateaux quittent les ports avec le tampon des autorités locales - rebelles ou gouvernementales - les pays européens ne peuvent rien faire. C'est ce que Greenpeace a voulu dénoncer, l'année dernière, en bloquant 11 bateaux chargés de bois exotique, dans divers ports européens. Que peut-on attendre de l'Europe ? Nous avons saisi l'Europe et avons espoir. Nous attendons d'elle une certification des bois tropicaux entrant dans l'Union, avec mention obligatoire du mode de gestion durable, labellisés FSC ou équivalent, dans le cahier des charges. Les prix de ces bois sera plus cher - ce qui aidera à la fois les forestiers là-bas et chez nous - mais ce sera leur vrai prix. Nous souhaitons que les marchés publics - 25 % de la consommation des bois tropicaux - donnent l'exemple. D'ailleurs les campagnes d'information menées auprès des particuliers ont aussi poussé des entreprises telles que Lapeyre, Leroy Merlin ou Castorama à vendre uniquement des produits bois certifiés FSC d'ici 2004. Mais ne pourrait-on pas se passer de ces bois exotiques ? Nous pensons que les grandes ressources naturelles de la planète - dont les forêts - doivent contribuer au bonheur de l'humanité. Il est vrai que les forêts européennes pourraient subvenir à nos besoins, mais il faut faire attention de ne pas déséquilibrer l'économie fragile des pays du Sud. On ne peut pas instaurer partout des sanctuaires absolus au risque de marginaliser à jamais des populations. Il faut gérer ces biens localement et de façon durable, pour le bien être des générations actuelles et à venir. Pour
plus d'info sur le label FSC
: Contact Une chaleur à en crever Depuis dix ans, nous battons régulièrement tous les records de chaleur. S'y ajoutent des inondations, des gels, des tempêtes sans précédent… Il est désormais scientifiquement établi que les bouleversements climatiques que les écologistes avaient prédits, sont entrés en phase critique. Pour Marianne Isler, eurodéputée verte, le Parlement de Strasbourg a apporté, début juillet, une première réponse à la mesure de la canicule qui vient d'endeuiller si cruellement notre continent. Alors que les politiciens hagards en sont réduits à chiffrer le désastre économique et humain, Marianne et ses collègues écologistes saluent l'adoption en 2ème lecture d'un système européen pour la réduction d'émission des gaz à effet de serre contraignant : "En devançant de 3 ans l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto, l'Europe se montre responsable, en appliquant, à un des domaines les plus sensibles de l'environnement, le principe efficace du pollueur-payeur". Depuis son Languedoc, où la chaleur de l'été a été insupportable, Maryse Arditi, figure historique des écologistes audois, a dénoncé à nouveau l'extrême fragilité du "tout atome" français qui ne peut répondre au problème atmosphérique puisque, en France, l'essentiel des gaz à effet de serre proviennent des transports où le nucléaire n'intervient pas. Après avoir incité à la consommation électrique, le nucléaire s'est même retrouvé au bord de l'asphyxie, tout en détruisant, par surchauffe, les écosystèmes des rivières. Pour Maryse, "canicule ou inondation sans difficilement prévisibles, mais, dans les deux cas, les politiques publiques peuvent limiter ou aggraver les conséquences de l'évènement. Construire en zone inondable ou réduire les budgets des maisons de retraite aujourd'hui, c'est préparer les catastrophes de demain". Contact
Usine
à gaz Objectif
Calendrier Secteurs
concernés Gaz
concernés Mécanisme
Pénalités
Moyens
Et si l'Europe prenait de la hauteur ? Hier, frontières quasi infranchissables pour ces ennemis qu'étaient les autres Européens, et aujourd'hui espaces de liaison, complexes et fragiles, entre voisins partenaires, les montagnes ont un statut particulier en Europe. On "découvre" en effet peu à peu, qu'elles sont non seulement une richesse touristique, mais aussi une autre façon de concevoir l'agriculture, un point clef de l'équilibre hydrologique, et parmi les derniers sanctuaires de la biodiversité et de la beauté sauvage. Avec l'évolution des échanges commerciaux, le col du Perthus, seul passage aisé entre les plaines du Roussillon et de l'Ampurdan, est devenu un couloir de nuisances, qu'observent, de leurs hauteurs, le Capcir ou la Cerdagne, en craignant de subir tôt ou tard le même sort. Il faut dire que les projets de percée des Pyrénées - tunnels, lignes THT - ne manquent pas (le prochain numéro de Carré d'Europe y reviendra…) En 2001, le Parlement Européen s'est pourtant |