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Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen




OGM : La coexistence est impossible.
Communiqué de Presse du 3 avril 2006 de la Coordination Paysanne Européenne

Les paysans et consommateurs européens ne veulent pas d’OGM. Avec les OGM, la contamination génétique serait inévitable et irréversible. L’Union Européenne doit les interdire.

La très grande majorité des paysans européens, les premiers concernés, ne veut pas d’OGM dans les champs ni dans les mangeoires. Les enquêtes d’opinion montrent que les consommateurs européens ne veulent pas d’une alimentation OGM.

Aucune législation ne pourra empêcher la contamination progressive des cultures, de l’environnement, des semences par les processus naturels et les échanges commerciaux. Pollinisation, transport par le vent, par les bactéries du sol, par les insectes, les oiseaux et autres animaux, sont autant de vecteurs possibles pour les gènes. Silos, cargos, usines agro-alimentaires sont autant de lieux où les aliments sans OGM peuvent être contaminés. La co-existence entre l’agriculture sans OGM et une agriculture avec OGM est impossible. La contamination génétique serait certaine et IRREVERSIBLE. D’ailleurs aucune compagnie d’assurance n’accepte de couvrir les risques liés à cette contamination.

L’Union Européenne trompe l’opinion publique en lui faisant croire que les législations de co-existence, laissées au soin de ses États Membres, vont laisser le « libre choix » à l’agriculteur et au consommateur. En réalité, la liberté de cultiver sans OGM et de consommer des produits sans OGM serait de bien courte durée.

Organiser la co-existence revient à imposer les OGM contre l’avis de la population, car on ne pourra revenir en arrière.

La co-existence est aussi impossible entre régions

Le refus de nombreux Parlements régionaux de l’UE vis-à-vis des OGM est un acte de résistance que nous saluons et soutenons. Cependant il est illusoire de croire qu’à terme pourraient subsister des régions sans OGM avec des régions avec OGM. Si la co-existence est impossible, elle le sera aussi entre régions. Nous demandons donc à toutes les instances régionales opposées aux OGM de se battre pour une interdiction générale des OGM en Europe puis au niveau international et pas seulement au niveau de leur région. C’est indispensable si nous voulons garantir à nos enfants une agriculture et une alimentation sans OGM.

L’Europe, un lieu clé pour stopper les OGM au niveau international.

L’Union Européenne ne peut se laisser dicter par l’OMC ses modes de production agricole et la nature de son alimentation. C’est une question de souveraineté alimentaire. Les conventions internationales actuelles en matière de bio-sécurité (protocole de Carthagène) donnent la possibilité à l’UE de rester sans OGM. Résister en Europe et y gagner définitivement contre les OGM est fondamental pour soutenir la lutte des paysans du Sud déjà victimes des OGM.

La Coordination Paysanne Européenne exige un moratoire sur toute culture, toute importation, et toute commercialisation d’OGM agricole, ainsi que de toute semence contaminée (au-delà du seuil de détection).

La Coordination Paysanne Européenne appelle donc les citoyens européens à participer :
-   le 5 avril à Vienne à la marche pour une Europe sans OGM et
- le 8 avril dans leur pays à la journée internationale d’action contre les OGM.

Coordination Paysanne Européenne

18 rue Sablonnière B-1000 Bruxelles - www.cpefarmers.org