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Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen




Les manœuvres politiques du PPE empoisonnent le débat sur la Turquie
Report du vote sur l'extension de l'union douanière :
Communiqué de presse des Verts, Strasbourg, 28 Septembre 2005

Les Verts tiennent à exprimer leur indignation face à l'attitude irresponsable des Chrétiens-Démocrates qui ont tout fait pour reporter le vote sur l'extension de l'union douanière à la Turquie. L'eurodéputé Vert Joost Lagendijk (Pays-Bas), président de la délégation Union européenne-Turquie au Parlement européen, a déclaré :

"Nous sommes très déçus qu'une majorité d'eurodéputés ait décidé de reporter le vote qui était censé se tenir aujourd'hui sur le 'protocole additionnel'. Bien que cette décision ne remette pas en cause l'ouverture des négociations d'adhésion avec la Turquie lundi prochain, elle risque d'être très mal perçue. Ce n'est qu'une manigance de plus de la part du PPE, mais elle porte atteinte tant à la crédibilité de l'Europe qu'à l'espoir de voir la Turquie mettre en œuvre de nouvelles réformes."

Lors du débat avec le Conseil européen et la Commission, Joost Lagendijk avait déclaré :

"Plus la date d'ouverture des négociations d'adhésion approche, plus il est clair que la Turquie est déchirée par un conflit majeur entre conservateurs et réformistes. Si l'on veut que les réformistes gagnent, les relations entre l'UE et la Turquie doivent être honnêtes et ouvertes. Le Protocole d'Ankara, que la Turquie a signé cet été, doit être appliqué à 100 %. Cela ne fait aucun doute. Mais l'Union doit également tenir ses promesses et mettre fin à l'isolement de la partie nord de Chypre. Il faut que l'ONU et son secrétaire général Kofi Annan aient les moyens de trouver une solution pour la Chypre avant que la Turquie ne soit obligée de reconnaître une République qui exclut près d'un quart de la population de l'île."
"Ces dernières années, la Turquie a mis en place de nombreuses réformes, mais cela ne suffit pas. Le nouveau code pénal du pays, par exemple, constitue un pas dans la bonne direction, mais plus d'un article peut encore être employé de manière abusive, comme on a pu le voir à travers le cas de l'écrivain Orhan Pamuk mis en examen pour ses propos sur le génocide arménien. Il est clair que le code pénal a encore besoin d'être réformé."