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Gérard
ONESTA Député Vert européen, Vice
Président du Parlement européen
Les
procédures législatives La règle des 5
« CO » Supplément
du Carré d'Europe N°14 PRINTEMPS 2003
Depuis
qu'il est élu au suffrage universel (1979), et surtout
depuis les récentes réformes (Acte unique,
traités de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice), le
Parlement Européen acquiert de plus en plus de poids. Il
partage le pouvoir législatif avec le Conseil de l'Union
Européenne, formé des représentants des
gouvernements nationaux. Le pouvoir exécutif, lui, est
essentiellement dévolu à la Commission, composée
de 20 membres, même si les ministres sèment
confusion et blocages en lui disputant en permanence ce rôle...
Le renforcement du rôle du Parlement se lit dans les
procédures législatives qui régissent ses
travaux, l'application de l'une ou l'autre procédure
dépendant du domaine concerné. La
COnsultation : née du traité de Rome en 1957,
c'est un simple avis donné par le Parlement pour tenter
d'influencer le Conseil qui tranche au final (une seule lecture
parlementaire). Cette procédure est très
critiquée (notamment en matière agricole) car
personne ne peut plus considérer un parlement élu
comme un simple commentateur... La COopération
: le Conseil ne peut passer outre l'avis du Parlement qu'à
l'unanimité des 15 Etats. Là encore, cette
procédure (2 lectures maximum), née en 1987, est
en perte de vitesse, et ne s'applique qu'à certains
aspects de la politique économique et monétaire. La
COdécision : Conseil et Parlement sont à
quasi égalité, le Parlement pouvant bloquer une
décision du Conseil qu¹il désapprouve, mais
sans pouvoir y subsituer sa propre vision des choses. Cette
procédure (3 lectures maximum), née en 1993 du
Traité de Maastricht, s'est étendue à de
nouveaux domaines dans les traités d'Amsterdam et de
Nice. Les Verts demande l'application cette procédure,
plus démocratique, à toutes les décisions
de l'Union Européenne. La COnciliation : dans
la procédure de codécision, lorsque le Conseil
n'approuve pas la totalité des amendements proposés
par le Parlement en deuxième lecture, un « Comité
de conciliation » (composé d'un représentant
de chaque gouvernement et d'autant de députés
européens) examine le texte sur la base des amendements
parlementaires. Ce comité propose un projet définitif,
qui doit alors obtenir - tel quel - la majorité des voix
au Parlement et la majorité qualifiée au
Conseil. L'avis COnforme : le Parlement doit donner
son accord impératif, à la majorité
absolue, pour la conclusion des traités internationaux
et l'adhésion de nouveaux pays à l'Union (un seul
vote, en bloc, sans amendement possible).
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