La
population mondiale
D'ici le milieu du
XXIe siècle, dans seulement 50 ans, la population
mondiale augmentera de 50%, passant de 6 milliards, fin 1999, à
près de 9 milliards, en 2050.
C'est le 12 octobre
1999 qui avait été choisi comme date officielle,
marquant l'avènement d'une planète comptant 6
milliards d'habitants. Ce jalon historique nous a rappelé
que la progression de la population du globe n'a pas toujours
suivi le même rythme.
Il y a deux mille ans, la
terre ne comptait que environ 300 millions d'habitants. La
croissance de la population du globe était alors plutôt
lente : 1 500 ans s'écoulèrent avant qu'elle ne
double. À partir de 1750, la cadence commença à
s'accélérer. En 150 ans seulement, de 1750 à
1900, la population mondiale doubla pour atteindre 1,7 milliard
d'individus. La baisse du taux de mortalité et les
progrès scientifiques et techniques furent responsables
de cette fulgurante progression.
La croissance
démographique se poursuivit à un rythme accéléré.
En 1950, on comptait sur terre 2,5 milliards d'habitants; 50 ans
plus tard, on en comptait six milliards. La majeure partie de
ces nouvelles naissances ont eu lieu dans les pays en
développement.
La population humaine continue
d'augmenter, mais nous vivons la fin de la période
d'expansion la plus rapide de la démographie humaine.
Dans la période 1995 à 2000, le taux
d'augmentation a été de 78 millions de personnes
par année; plus faible que prévu il y a seulement
quelques années, mais quand même l'équivalent
d'une nouvelle Chine aux quinze ans.
Le rythme
d'augmentation ralentit. Dans la période 2015 à
2020, le taux d'augmentation annuel diminuera à 64
millions, puis descendra à 30 millions, vers 2045-2050.
En 2050, la Terre comptera 8,9 milliards d'êtres humains.
On envisage ensuite un rythme d'augmentation beaucoup moins
rapide, même s'il demeure tout à faire possible que
la population mondiale atteigne un jour les 10 milliards.
En
2050, l'Afrique et l'Asie compteront respectivement pour 20 et
60 % de la population mondiale. Les pays développés
auront deux fois plus de personnes âgées que de
jeunes et la population de plusieurs d'entre eux sera en déclin.
Terres
productives
Les terres
productives du globe constituent une ressource en constante
évolution. Les variations climatiques, les désastres
naturels et les interventions humaines ne cessent d'en modifier
les limites. Par terres productives, on entend les sols arables,
les pâturages et les forêts.
Les terres
arables totalisent trois pour cent de la surface du globe. Même
si elles perdent constamment du terrain au profit de
l'urbanisation, la superficie totale des terres en culture
augmente en raison du défrichement des forêts.
Les
besoins en terres agricoles continuent de croître sous la
poussée démographique, entraînant le
défrichage de terres marginales: terrains en pente et
sols fragiles. Cette exploitation contribue à l'érosion
de la couche fertile du sol, la perte d'éléments
nutritifs et la contamination par le sel, autant de causes
d'abandon.
Les pâturages occupent plus du double de
la surface des sols en labour. Bien que produisant moins de
protéines à l'hectare que les céréales,
dans les pays en développement surtout, l'élevage
permet de tirer parti des terres marginales.
La
diminution des terres productives tient essentiellement à
la destruction des surfaces boisées, nullement compensée
par la fraction transformée en terres cultivées et
en pâturages. Finalement, l’ensemble des terres qui
produisent notre nourriture, nous fournissent le bois de feu et
le bois de construction, purifient l'atmosphère,
maintiennent les niveaux de précipitation et freinent
l'érosion, sont en constante régression.
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L'horloge
mondiale du CRDI se trouve dans le hall du siège
social du Centre de recherches pour le développement
international du Canada où elle rappelle constamment
aux visiteurs l'urgence de résoudre les problèmes du
développement.

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