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Concept
design et textes Gérard Onesta
12
euros l'unité (Frais
de port inclus)
Les 5 exemplaires : 45 euros
les 10 exemplaires : 70 euros
Format 120 x 85cm Livré
dans un tube en carton
ECODIF La librairie
de l'écologie politique 247, rue Fbg
Saint-Martin 75010 Paris Tél : 01 53 19 53 20 Fax
: 01 53 19 03 93
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Il
est bon parfois de renverser les évidences. Même
s'il s'agit de l'Austral et du Septentrion.
Le
Sud a toujours été considéré comme
étant quelque chose qui se trouverait en bas, au fond…Le
Nord, sa puissance économique et militaire, sa culture,
étant forcément au-dessus. Dans l'espace
interplanétaire, la notion de haut et de bas n'existe
pourtant pas…
Par-delà
le clin d'œil, une représentation graphique n'est
jamais neutre ; elle porte en elle bien des jugements, bien des
comportements. La vision offerte par cette carte, tout aussi
exacte que tant d'autres, permet simplement, par son code, une
autre approche de territoires et de peuples trop longtemps
ignorés, trop souvent méprisés.
Le
mode de projection retenu est celui d'Arno Peters qui repose sur
une représentation mathématique précise où
les proportions des surfaces sont enfin exactes, ce qui évite
également aux continents du Sud d'être
arbitrairement réduits. Le choix du centrage de la carte
a été fait sur le continent africain, berceau de
l'humanité.
Cette
carte se veut également un hommage à la diversité.
Notre planète a un fragile équilibre, résumé
sur le dessin par l'indication schématique des
principales zones naturelles. On sait hélas que certaines
d'entre elles, comme les forêts, les prairies ou les
mangroves, de même que les aninaux qui y vivent, sont
gravement menacées par l'activité humaine. Il est
urgent d'agir pour préserver ce patrimoine inestimable
qui, au-delà de sa beauté, est également
indispendable à la survie et au développement dans
la dignité pour toute femme et tout homme.
Diversité
des paysages, diversité de la famille humaine également.
Cette famille ne peut être décrite par le simple
découpage, souvent arbitraire, des Etats-nations actuels
; les frontières des Etats apparaissent telles des
cicatrices héritées du passé, une grille,
parfois douloureuse, plaquée sur une réalité
humaine beaucoup plus mouvante et subtile. Cette carte insiste
donc sur ce que les planisphères géopolitiques ont
tendance à vouloir effacer : les peuples. Même
s'ils paraissent innombrables sur ce dessin, bien des peuples y
manquent pourtant encore. Toute transposition de la réalité
étant forcément réductrice, il ne faut
considérer cette carte que comme une approche première,
une approximation. Par manque de place, par la difficulté
de retrouver la trace exacte de certains groupes ou sous-groupes
aux noms multiples, dispersés par l'histoire, par la
subjectivité même de la définition de
peuple, des simplifications ont été parfois
nécessaires. Ce travail, qui se veut simple veut simple
témoignage, n'a pas de prétention scientifique et
ne demande donc qu'à être amélioré.
Pour mémoire, il faut noter que chaque continent
bénéficie de la présence de nombreux
descendants de peuples émigrés. On pense en
particulier aux Amériques ou à l'Océanie ;
ce ne sont que pour des raisons de lisibilité que ces
populations, qui ont souvent essaimé sur place en de
nouveaux peuples indigènes, n'ont pu être
inscrites. De plus, le brassage humain qui permet de féconds
métissages culturels rend cette tribu humaine chaque jour
plus complexe, mais aussi plus universelle, et nous rappelle
qu'à la protection du particularisme de chacun doit
s'ajouter la solidarité de tous.
Il
faut souhaiter que dans l'avenir ce planisphère ne
s'appauvrisse pas par la disparition de peuples, de cultures ou
de paysages, et que de futures éditions de cette carte
puissent nous présenter notre fragile planète
toujours aussi belle de diversité.

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