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Gérard
ONESTA Député Vert européen, Vice
Président du Parlement européen
Progrès
réalisés par la Turquie sur la voie de
l'adhésion Texte
adopté par le Parlement européen le15 Décembre
2004
Résolution
du Parlement européen sur le rapport régulier
2004 et la recommandation de la Commission européenne
concernant les progrès réalisés par la
Turquie sur la voie de l'adhésion
Le
Parlement européen,
vu
le rapport régulier 2004 et la recommandation de la
Commission européenne du 6 octobre 2004
concernant les progrès réalisés par la
Turquie sur la voie de l'adhésion (COM(2004)0656 –
C6-0148/2004),
vu
sa résolution du 1er avril 2004
relative au rapport régulier 2003 de la Commission
sur les progrès réalisés par la Turquie
sur la voie de l'adhésion,
et ses résolutions antérieures adoptées,
en la matière, entre le 18 juin 1987 et le 1er avril
2004,
vu
les conclusions des Conseils européens de Copenhague
(21 et 22 juin 1993), de Helsinki (10 et 11 décembre
1999), de Copenhague (12 et 13 décembre 2002), de
Thessalonique (19 et 20 juin 2003) et de Bruxelles (12 et 13
décembre 2003),
vu
l'article 45 de son règlement,
vu
le rapport de la commission des affaires étrangères
et l'avis de la commission des budgets (A6 0063/2004),
considérant
que la Commission a conclu que la Turquie satisfaisait
suffisamment aux critères politiques de Copenhague et
recommandé l'ouverture de négociations
d'adhésion,
considérant
que le Conseil européen a décidé, en
2002, que, si la Turquie satisfaisait aux critères
politiques de Copenhague, l'Union ouvrirait sans délai
des négociations,
considérant
que la Turquie s'est rapprochée considérablement
des normes européennes en matière législative
et institutionnelle, surtout depuis les élections de
2002,
considérant
que la Commission a fait savoir que l'adhésion de la
Turquie serait différente des élargissements
antérieurs en raison des effets conjugués de sa
population, de sa superficie, de sa situation géographique
et de son potentiel économique, militaire et de
sécurité,
considérant
qu'une Turquie démocratique et économiquement
stable serait un précieux atout pour l'ensemble de
l'Europe,
rappelant
les conclusions des Conseils européens de Helsinki et
de Copenhague, qui ont reconnu ouvertement la volonté
politique de la Turquie de faire partie de l'Union et lui ont
reconnu explicitement le droit au statut de candidat à
l'adhésion à part entière,
considérant
que la Commission propose d'appliquer au processus d'adhésion
une stratégie reposant sur trois piliers, à
savoir sur la coopération visant à renforcer et
à soutenir le processus de réforme en Turquie,
sur les conditions spécifiques à la conduite des
négociations d'adhésion dans le cadre d'une
conférence intergouvernementale où les décisions
requièrent l'unanimité – critères
de référence pour l'ouverture et la clôture
des chapitres et possibilité d'introduire de longues
périodes transitoires, en ce qui concerne la libre
circulation des travailleurs, l'agriculture et la mise en
œuvre des politiques structurelles (par le Fonds de
cohésion), ainsi que des dispositions spécifiques
et des sauvegardes permanentes –, et sur un dialogue
politique et culturel renforcé de façon
substantielle pour rassembler les peuples des États
membres et de la Turquie,
considérant
que la Commission n'a pas proposé de date d'ouverture
des négociations d'adhésion et qu'elle a indiqué
qu'il s'agit d'un processus ouvert dont les résultats
ne peuvent être garantis à l'avance,
considérant
que la Commission a déclaré que
l'irréversibilité du processus de réforme,
en particulier sa mise en œuvre en ce qui concerne les
libertés fondamentales, devra se voir confirmer sur une
plus longue période,
considérant
que la Commission a déclaré qu'indépendamment
du résultat des négociations ou du processus de
ratification qui pourrait en découler, les relations
entre l'Union et la Turquie doivent garantir que la Turquie
reste fermement ancrée aux structures européennes,
considérant
que la Commission proposera de réviser le partenariat
pour l'adhésion au printemps 2005 et présentera
chaque année un examen général de la
manière dont les réformes politiques sont
consolidées et étendues, et ce dès la fin
de 2005,
considérant
que, conformément au traité sur l'Union
européenne, en cas de violation grave et persistante
des principes de liberté, de démocratie, du
respect des droits de l'homme et des libertés
fondamentales, de l'État de droit et du
droit international, la Commission recommandera au Conseil,
qui prendra une décision concernant cette
recommandation à la majorité qualifiée,
la suspension des négociations.
considérant
que la Commission a indiqué que l'Union devra définir
ses perspectives financières pour la période
postérieure à 2014 avant que les négociations
puissent être conclues,
considérant
que, en juin 1993, le Conseil européen déclarait
que "la capacité de l'Union à assimiler de
nouveaux États membres tout en maintenant l'élan
de l'intégration européenne constitue également
un élément important répondant à
l'intérêt général aussi bien de
l'Union que des pays candidats",
considérant
qu'il ressort d'une étude de la Commission sur les
incidences de l'adhésion de la Turquie que celle-ci
devra obligatoirement s'accompagner d'une réforme
substantielle de nombreuses politiques communautaires,
considérant
qu'au cours des dernières années, le
gouvernement turc a adopté et mis en oeuvre, en
coopération avec le parlement, d'importants changements
constitutionnels et législatifs,
considérant
que l'ouverture des négociations d'adhésion
devrait signifier que les critères politiques sont
remplis et que l'Union sera capable d'assimiler la Turquie
tout en maintenant l'élan de l'intégration
européenne et que le respect de la totalité des
critères de Copenhague constitue la base d'une entrée
dans l'Union,
considérant
que le nouveau Code pénal et la loi sur les cours
d'appel intermédiaires ont été adoptés
le 26 septembre 2004 et la loi sur les associations le 4
novembre 2004, tandis que le code de procédure pénale,
la législation portant création de la police
judiciaire et la loi sur l'exécution des peines et des
mesures sont toujours en attente d'adoption,
considérant
que, malgré les importants changements introduits par
deux paquets considérables de réformes
constitutionnelles en 2001 et 2004, la Turquie a conservé
sa constitution adoptée en 1982,
considérant
qu'il convient d'assurer dans la pratique, sur la base des
réformes adoptées, le contrôle
parlementaire total sur les dépenses militaires et leur
audit,
considérant
que des centaines de cas de torture ont été
signalés en 2003 et en 2004 aux organismes publics
turcs et aux organisations œuvrant en faveur des droits
de l'homme et que plus de 2 000 demandes d'asile
provenant de citoyens turcs ont été acceptées
par les États membres de l'Union en 2003,
considérant,
comme la Commission le souligne, que la législation et
les mesures de mise en œuvre doivent être
davantage consolidées et étendues, notamment la
politique de "tolérance zéro" dans la
lutte contre la torture et les mauvais traitements ainsi que
l'application des dispositions concernant la liberté
d'expression, la liberté de la presse, la liberté
religieuse, les droits des femmes, les droits des enfants,
dont l'interdiction du travail des enfants, et les normes de
l'Organisation internationale du travail (OIT),
considérant
que, malgré la mise en place d'un vaste programme de
réformes, les systèmes d'éducation et de
formation continuent de présenter certaines lacunes, et
qu'il convient dès lors d'améliorer l'offre
d'enseignement dans les régions les plus défavorisées
ainsi que le taux de fréquentation scolaire, en
particulier celui des jeunes filles;
considérant
que la Turquie doit poursuivre sa réforme en ce qui
concerne le renforcement de la liberté de religion afin
de garantir rapidement une égalité de traitement
à toutes les minorités et communautés
religieuses, notamment sur le plan du droit de la propriété,
du statut juridique, des écoles, de la gestion interne,
de la planification environnementale et de la formation des
religieux,
considérant
que le peuple kurde représente une composante
importante de la société turque et que ses
droits doivent par conséquent être pleinement
reconnus;
considérant
que le séminaire orthodoxe grec de Halki n'a toujours
pas rouvert, en dépit des appels lancés
précédemment aux autorités turques par le
Parlement européen,
considérant
qu'aucune stratégie intégrée visant à
prendre en compte les besoins économiques, sociaux et
culturels de la population locale du sud-est n'a encore été
adoptée et que le retour des déplacés
internes dans le sud-est a été limité et
freiné par le système des surveillants de
village et par un manque de soutien matériel,
considérant
que la Turquie doit encore mettre en œuvre les décisions
non exécutées de la Cour européenne des
droits de l'homme, dont la restauration du droit de propriété
dans l'affaire Loizidou ou l'arrêt dans l'affaire Chypre
contre Turquie,
considérant
que Leyla Zana et ses collègues ont finalement été
libérés d'une incarcération injuste et
qu'ils œuvrent désormais à une meilleure
intégration des Kurdes dans le courant principal de la
vie politique en Turquie,
constatant
que les forces politiques turques et kurdes, les organisations
de la société civile, les organisations
religieuses et des personnalités turques éminentes
soutiennent ardemment l'ouverture de négociations en
vue de l'adhésion à l'Union, espérant que
l'ouverture de ces négociations approfondira et
accélérera le processus de réforme en
Turquie,
considérant
que les autorités turques n'ont toujours pas rouvert la
frontière entre la Turquie et l'Arménie et
qu'elles ont perdu une occasion de promouvoir de bonnes
relations de voisinage avec l'Arménie,
considérant
que les autorités turques n'ont également
toujours pas satisfait aux demandes concernant les autres
questions arméniennes telles qu'exprimées par le
Parlement européen dans sa résolution du 18 juin
1987,
considérant
que la réouverture des églises arméniennes
ruinées d'Ani près de Kars en Anatolie orientale
aux pèlerinages, ainsi que le remarquable travail de
l'historien Halil Berktay sur le génocide et le
rétablissement des rapports d'État à État
avec la République d'Arménie sont des pas en
avant essentiels mais qu'il reste nécessaire d'aller
jusqu'au bout de cette démarche notamment en rouvrant
les frontières entre la Turquie et l'Arménie,
considérant
que, dans le contexte général de la question
chypriote, la communauté internationale continue d'être
préoccupée par la non-reconnaissance de la
République de Chypre par la Turquie et par la présence
de 30 000 soldats turcs dans la partie nord de l'île,
considérant
que la poursuite du processus de démocratisation et du
programme de modernisation socio-économique pourrait
conduire la Turquie:
à
jouer un rôle important dans un certain nombre de
questions transnationales (énergie, ressources en eau,
transports, gestion des frontières, lutte contre le
terrorisme),
à
exercer une influence positive sur le développement
d'États laïcs et démocratiques dans le
monde musulman, en tant que contrepoids au fondamentalisme
religieux,
à
avoir une incidence favorable sur la politique extérieure
de l'Union dans un certain nombre de régions voisines
potentiellement instables, telles que la Méditerranée,
le Moyen-Orient, le Caucase et l’Asie centrale,
salue
le processus de réformes politiques en Turquie et les
changements constitutionnels et législatifs qui ont été
adoptés et sont entrés en vigueur, ainsi que les
autres progrès accomplis dans la mise en œuvre
des réformes depuis qu'il a adopté sa résolution
du 5 juin 2003 sur la demande d'adhésion de la Turquie
à l'Union européenne;
estime néanmoins que les autorités turques
doivent encore adopter et mettre en œuvre d'autres
réformes et traduire dans la pratique les réformes
actuelles, afin de pleinement satisfaire aux critères
politiques;
salue
les efforts remarquables consentis par les autorités
turques pour se rapprocher considérablement des normes
européennes dans les domaines législatif et
institutionnel;
salue
les développements positifs de l'économie
turque, qui se reflètent notamment dans la réduction
des déséquilibres macro-économiques et
une croissance plus forte;
se
félicite de la motivation profonde et de la volonté
politique dont continuent de faire preuve le gouvernement turc
et la grande majorité des élus du peuple pour se
rapprocher de l'Union; se félicite également du
soutien populaire significatif qu'indiquent les sondages
d'opinion;
note
avec satisfaction que, ces dernières années, la
Turquie a respecté un certain nombre de recommandations
et de conditions figurant dans des résolutions du
Parlement européen et concernant notamment l'abolition
complète de la peine de mort, l'extension des libertés
et droits fondamentaux, la réduction du rôle du
Conseil national de sécurité et la suppression
de l'état d'urgence dans le sud-est, répondant
d'ailleurs par là à un certain nombre de
recommandations contenues dans les résolutions du
Parlement européen; regrette toutefois la formulation
de réserves tant au Pacte international relatif aux
droits civils et politiques qu'au Pacte international relatif
aux droits économiques, sociaux et culturels;
exprime
son appui inconditionnel aux organisations et aux membres de
la société civile qui, en Turquie, œuvrent
pour la défense et la promotion des droits et libertés
fondamentaux; invite la Commission et le Conseil à
renforcer la coopération avec ces organisations dans le
contexte du processus de contrôle du respect par la
Turquie des critères politiques de Copenhague;
reconnaît
que les réformes réalisées par les
autorités turques ont renforcé l'action des
organisations non gouvernementales notamment en ce qui
concerne la promotion des droits de l'homme, et invite le
gouvernement à redoubler les efforts visant à
éradiquer complètement les phénomènes
d'intimidation et de harcèlement des militants et des
organisations de défense des droits de l'homme;
se
félicite en particulier de la réforme de la
procédure pénale qui renforce les droits de la
défense; considère toutefois que l'article 305
du nouveau code pénal turc, qui réprime de
supposées "menaces à l'encontre des
intérêts nationaux fondamentaux" et dont un
commentaire, qui cible explicitement la liberté
d'expression, notamment sur les questions concernant Chypre ou
l'Arménie, est incompatible avec la Convention
européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des
libertés fondamentales de 1950; demande donc son
abrogation;
salue
la libération de Leyla Zana et de ses collègues
de l'ancien parti de la démocratie (DEP); appelle à
une révision juste et équitable des procès
et à la libération immédiate de tous les
personnes emprisonnées en Turquie pour l'expression non
violente de leurs opinions;
se
félicite que le gouvernement turc ait modifié sa
législation, permettant aux centres de langues privés
de proposer des cours dans des langues autres que le turc
(kurde, tcherkesse, arménien, etc.) et autorisant la
diffusion par les médias de programmes en ces langues,
ainsi que l'ouverture et le fonctionnement de stations
émettant dans ces langues; invite le gouvernement turc
à lever toutes les restrictions qui subsistent dans le
domaine de la diffusion par les ondes et de l'éducation
dans les langues minoritaires;
invite
instamment la Turquie à effectivement étendre
ces changements de législation et leur mise en œuvre
dans l'éducation et sur les ondes aux minorités
non musulmanes (Grecs, Arméniens , Juifs, chrétiens
syriaques);
invite
la Turquie à améliorer considérablement
sa perception des minorités ethniques ou religieuses,
par exemple en soulignant leurs contributions au patrimoine
culturel du pays; demande en particulier aux autorités
turques de tenir certaines de ces contributions spécifiques,
telles Hasankeyf, Ani, Zeugma ou Aghtamar, pour dignes d'être
inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO;
invite
à cet égard le gouvernement turc à
appliquer les normes européennes en matière
d'environnement et de droits de l'homme à des projets
susceptibles d'avoir des incidences importantes, tels que la
construction de barrages dans la vallée de Munzur et à
Ilisu, et l'extraction de l'or à Bergame, où le
patrimoine historique et des paysages de valeur exceptionnelle
sont menacés;
invite
instamment les autorités turques à pleinement
mettre en œuvre, à tous les niveaux et à
tous égards, une politique de "tolérance
zéro" tendant à l'éradication
complète de la torture, étant donné que
des cas de torture continuent à être rapportés
aux organes gouvernementaux turcs et aux organisations œuvrant
dans le domaine des droits de l'homme et que la politique de
"tolérance zéro" est insuffisamment
mise en pratique;
suggère
au gouvernement turc, quand il réformera le code de
procédure pénale, d'abroger la prescription de
tout délit pénal si une procédure a été
ouverte; invite l'appareil judiciaire de Turquie, en
particulier le ministère public, à concentrer
son attention sur les cas où la torture est soupçonnée,
étant donné qu'actuellement ne sont ouvertes que
peu d'instructions ou d'affaires mettant en cause les auteurs
présumés de tortures; invite la Turquie à
accroître les effectifs du ministère public de
façon à parvenir à des résultats;
invite
à cet égard les autorités turques à
redoubler d'efforts pour assurer une meilleure mise en œuvre
et notamment à s'attaquer de façon plus
déterminée au phénomène de
l'impunité; insiste sur la nécessité de
renforcer les programmes de formation destinés à
faire évoluer les mentalités de la police et des
forces de l'ordre afin d'assurer le strict respect du droit;
invite
le ministère turc de l'intérieur à
adopter pour politique systématique d'ouvrir
immédiatement, par principe, une enquête
administrative et disciplinaire contre tout policier accusé
de torture ou de mauvais traitements;
invite
les autorités turques à faire entrer en vigueur
la loi sur les associations, le nouveau code pénal et
la loi sur les cours d'appel intermédiaires, et à
adopter le code de procédure pénale, la
législation portant création de la police
judiciaire et la loi sur l'exécution des peines et des
mesures;
invite
les autorités turques à réformer
considérablement la loi sur les fondations, après
avoir – comme il se doit – consulté les
entités affectées par cette loi, telles que les
organisations non gouvernementales concernées (ONG) et
le large spectre des communautés religieuses;
invite
la commission des affaires étrangères et sa
sous-commission "droits de l'homme" à suivre
étroitement la situation des droits de l'homme en
Turquie et, plus particulièrement, leur application sur
le terrain, notamment le respect du principe de la "tolérance
zéro" en matière de tortures, le processus
du retour des personnes déplacées en
coordination avec les agences internationales, la mise en
œuvre de la campagne visant à supprimer les
violences à l'encontre des femmes et l'application du
droit en la matière, la question de la protection et de
la promotion des droits des minorités, de la liberté
de religion, de la liberté d'expression, de la liberté
de la presse ainsi que de la liberté syndicale;
renouvelle
son appel à réformer le système électoral
en réduisant le seuil de 10 %, de façon à
assurer une plus large représentation des forces
politiques dans la Grande Assemblée nationale,
notamment en premier lieu des partis kurdes;
exprime
la préoccupation que lui inspirent le procès du
DEHAP et le risque de dissolution de ce parti; invite les
autorités turques à respecter le droit à
la liberté d'expression ainsi qu'à
l'organisation de partis démocratiques comme le DEHAP;
considère
que l'élaboration d'une nouvelle constitution reflète
en outre, et de manière sans doute nécessaire,
le caractère extrêmement fondamental des
changements requis pour l'adhésion à l'Union et
souligne qu'une constitution moderne peut être à
l'origine d'une modernisation de l'État turc;
met
à nouveau l'accent sur la nécessité de
poursuivre les efforts devant conduire à un pouvoir
judiciaire compétent et indépendant; invite les
autorités turques à faire en sorte que toutes
les modifications législatives s'appliquent rapidement,
en particulier en matière de protection des droits de
l'homme, et qu'elles se traduisent par un changement dans les
comportements à tous les niveaux de la magistrature;
demande
au gouvernement turc de reformer ses services d'inspection en
attribuant les missions en question à un service
indépendant d'inspection, doté des ressources
suffisantes pour lui permettre d'intervenir efficacement dans
toutes les régions de Turquie et habilité à
enquêter à tout moment dans tous les centres de
détention de la police, en coopération étroite
avec les ONG turques indépendantes œuvrant dans
le domaine des droits de l'homme;
exprime
son appui inconditionnel aux organisations et aux membres de
la société civile qui, en Turquie, œuvrent
pour la défense et la promotion des libertés
fondamentales;
invite
les autorités turques à poursuivre résolument
leur lutte contre la corruption, qui continue à nuire à
la vie économique, politique et sociale; salue leurs
efforts à cet égard, notamment la ratification
de la convention contre la corruption de l'Organisation de
coopération et de développement économiques
(OCDE) et de la convention de l'ONU contre la corruption ainsi
que l'adhésion, au sein du Conseil de l'Europe, au
groupe des États contre la corruption (GRECO);
se
félicite des réformes qui ont renforcé le
principe d'égalité entre les femmes et les
hommes et souligne que le nouveau code pénal introduit
des améliorations en ce qui concerne le respect des
droits des femmes; constate néanmoins à nouveau
avec inquiétude que la violence domestique ainsi que
d'autres formes de violence à l'égard des femmes
demeurent largement répandues, en particulier dans les
zones sous-développées et rurales du pays; prie
instamment les autorités turques de fournir une
protection juridique complète ainsi qu'une assistance
judiciaire et économique aux victimes, ainsi que des
foyers et d'autres services du même type, et d'apporter
un soutien aux organisations non gouvernementales fournissant
lesdits services; invite la Commission à soutenir de
tels efforts par le moyen des programmes communautaires
d'aide; invite les autorités turques à
introduire des programmes d'éradication de
l'illettrisme féminin;
invite
les autorités turques à engager avec lui un
dialogue permanent au sujet des droits des femmes en Turquie
et à prendre acte, à ce propos, qu'il débattra
en 2005 d'une résolution sur le rôle des femmes
dans la vie sociale, économique et politique en
Turquie;
se
réjouit du fait que les autorités turques aient
procédé aux modifications du code pénal
en vue de supprimer toutes les dispositions légales
traduisant une certaine indulgence envers les crimes motivés
par l'honneur; insiste néanmoins sur la nécessité
de créer les conditions permettant aux personnes de
dénoncer ces pratiques aux autorités en toute
sécurité et de façon confidentielle et de
veiller à ce que ces crimes d'honneur fassent l'objet
d'enquêtes et de poursuites effectives;
invite
toutes les parties intéressées à cesser
immédiatement les hostilités au sud-est du pays;
invite le gouvernement turc à prendre davantage de
mesures actives en vue d'une réconciliation avec les
organisations kurdes qui choisiraient d'abandonner le recours
aux armes;
demande
aux autorités turques d'intensifier leurs efforts pour
garantir à toutes les femmes, qui rencontrent des
difficultés dans leur milieu familial ou culturel pour
accéder librement à l'enseignement primaire ou
secondaire, le plein respect de leur droit à
l'éducation;
constate
que la situation globale dans le sud-est du pays s'est
améliorée depuis 1999 tant du point de vue de la
sécurité que du respect des droits fondamentaux;
demande au gouvernement turc d'élaborer des projets
visant à permettre aux personnes qui le souhaitent de
retourner dans leurs villages et leurs villes du sud-est et de
traiter de façon appropriée les problèmes
causés actuellement par le système des gardes de
village; le presse de désarmer les gardes de village et
de démanteler le système des gardes de village;
demande à la Turquie de collaborer étroitement
avec les organismes internationaux, comme l'Organisation des
Nations unies (ONU), l'Union européenne ou le Conseil
de l'Europe, pour soutenir et accélérer le
retour des déplacés internes, conformément
aux Principes directeurs relatifs au déplacement de
personnes dans leur propre pays que l'ONU a fixés;
insiste auprès des autorités pour qu'elles
élaborent un concept de développement régional
intégré en vue du développement
économique de la région du sud-est et d'un
encouragement à une modernisation d'ensemble de la
société;
demande
à la Turquie de retirer sa réserve d'application
territoriale à la convention de Genève de 1951
relative au statut des réfugiés;
invite
les autorités turques à appliquer les normes de
l'OIT en matière de droits des syndicats et à
légiférer davantage pour interdire le travail
des enfants;
demande
au gouvernement turc de lever toutes les barrières qui
empêchent les syndicats de salariés de
s'organiser eux-mêmes, de promouvoir la liberté
d'association en abrogeant l'obligation d'une autorisation
préalable du gouvernement pour la fondation
d'organisations nouvelles et d'aplanir la voie menant au
développement de la dimension d'un dialogue social
véritable, à la hauteur d'un des piliers du
modèle économique et social;
invite
le gouvernement turc à poursuivre les réformes
visant à limiter davantage le rôle politique de
l'armée;
se
réjouit de ce que le principe de la primauté du
droit international sur le droit national soit, pour ce qui
tient à la convention européenne des droits de
l'homme, inscrit dans la constitution turque; invite les
autorités turques à en respecter toutes les
dispositions et à mettre immédiatement en œuvre
les décisions non encore exécutées de la
Cour européenne des droits de l'homme;
invite
la Turquie à promouvoir le processus de réconciliation
avec le peuple arménien en reconnaissant le génocide
commis contre les Arméniens comme le demandaient les
résolutions antérieures du Parlement européen
concernant le statut de candidat de la Turquie (du
18 juin 1987 au 1er avril 2004);
estime
que les gouvernements turc et arménien doivent
poursuivre leur processus de réconciliation,
éventuellement avec l'assistance d'un comité
bilatéral d'experts indépendants, afin de
surmonter de manière explicite les expériences
tragiques du passé, et demande au gouvernement turc de
rouvrir le plus rapidement possible les frontières avec
l'Arménie;
appelle
la Commission et le Conseil à exiger des autorités
turques la reconnaissance formelle de la réalité
historique du génocide des Arméniens en 1915 et
l'ouverture dans un délai rapide de la frontière
entre la Turquie et l'Arménie, conformément aux
résolutions adoptées par le Parlement européen
de 1987 à 2004;
demande
à la Turquie, dans le contexte d'une poursuite de
l'amélioration de la stabilité régionale
et d'un encouragement à de meilleures relations de
voisinage, de prêter une oreille attentive aux demandes
de ses pays voisins à propos des ressources hydriques,
notamment dans le bassin inférieur de Mésopotamie
en Irak et Iran, où les débits d'eau se sont
notablement réduits depuis la construction du barrage
Atatürk; invite la Turquie à réunir des
groupes de travail avec ses voisins, Syrie comprise, afin
d'assurer une distribution juste et équitable de l'eau
des fleuves dont le cours supérieur est en Turquie;
appelle
une nouvelle fois les autorités turques à mettre
fin immédiatement à toutes les discriminations
et difficultés faites aux minorités et
communautés religieuses, notamment sur le plan du droit
de propriété, du statut juridique, des écoles,
de la gestion interne, de la planification environnementale et
de la formation de religieux; demande comme premier signe
clair de mise en oeuvre la réouverture immédiate
du séminaire orthodoxe grec de Halki et l'usage public
du titre ecclésiastique de patriarche œcuménique;
demande à la Turquie de résoudre ces difficultés
dans le respect des arrêts rendus par la Cour européenne
des droits de l'homme à cet égard; plaide en
faveur de la reconnaissance et de la protection des Alévis,
y compris la reconnaissance des maisons de Cem en tant que
centres religieux; demande à ce que l'enseignement
religieux soit facultatif et qu'il ne se limite pas à
la doctrine sunnite; appelle à la protection des droits
fondamentaux de toutes les minorités et communautés
chrétiennes de Turquie (par exemple les orthodoxes
grecs d'Istanbul, d'Imvros ou de Tenedos);
regrette,
tout en respectant l'expression démocratique de sa
volonté, que la communauté chypriote grecque
n'ait pas été capable de parvenir à une
solution; invite cependant les autorités turques à
garder une attitude constructive dans la recherche d'un
règlement de la question chypriote qui aboutisse à
une solution équitable, qu'il conviendra de négocier
sur la base du plan Annan et des principes fondateurs de
l'Union, et à retirer rapidement ses troupes,
conformément aux résolutions des Nations unies à
ce sujet et selon un calendrier spécifique; estime
qu'un tel retrait rapide des forces d'occupation turques est
une étape nécessaire sur la voie d'un apaisement
des tensions, de la reprise du dialogue entre les parties et
de la préparation d'une solution durable; invite les
autorités turques à reconnaître la
République de Chypre; attire leur attention sur le fait
que les négociations d'adhésion sont des
négociations intergouvernementales réunissant,
d'une part, la Turquie et, d'autre part, les vingt-cinq États
membres de l'Union, que la République de Chypre fait
partie de ces États membres et qu'à l'évidence,
l'ouverture de négociations implique la reconnaissance
de Chypre par la Turquie;
invite
le Conseil à tenir ses promesses et à mettre fin
à l'isolement de la communauté chypriote turque;
escompte l'adoption rapide des deux règlements relatifs
à l'aide économique et au commerce avec la
partie nord de l'île;
rappelle
aux autorités turques la nécessité de
résoudre, conformément à la Charte des
Nations unies et aux traités pertinents, tous les
différends qui peuvent encore les opposer aux pays
voisins; leur rappelle encore l'incidence sur le processus
d'adhésion de bonnes relations de voisinage et de
l'abstention de menaces ou d'actions militaires susceptibles
d'accroître les tensions; signale, ainsi que le
mentionnaient les conclusions du Conseil européen de
Helsinki, qu'à défaut de règlement
amiable, les différends frontaliers doivent être
portés devant la Cour internationale de justice afin
qu'elle se prononce définitivement; invite aussi les
autorités turques à éliminer toutes les
restrictions existantes, en ce qui concerne les navires
battant pavillon chypriote qui servent au commerce d'un État
membre de l'Union;
invite
la Commission à inclure toutes les réformes
politiques nécessaires dans le partenariat pour
l'adhésion révisé et souligne la
nécessité d'une assistance permanente et
effective de la Communauté, qui se fonde sur un
partenariat pour l'adhésion révisé et
soit adaptée dans toute la mesure du possible aux
besoins de la Turquie pour se conformer aux critères de
Copenhague;
invite
la Commission, le Conseil et les États membres à
prendre toutes les mesures nécessaires à
l'entrée en vigueur de la Constitution européenne
afin que l'Union puisse réunir les conditions de son
bon fonctionnement et renforcer sa capacité à
assimiler de nouveaux États membres;
note
avec satisfaction que la Commission a recommandé de
contrôler la mise en œuvre des réformes
juridiques, le respect des principes de liberté, la
démocratie, le respect des droits de l'homme et des
libertés fondamentales et l'État de droit et
qu'elle s'est engagée à recommander, en accord
avec le traité sur l'Union européenne et la
Constitution pour l'Europe, la suspension des négociations
en cas de violation grave et persistante de ces principes;
prie instamment la Commission et le Conseil de consulter le
Parlement européen à ce sujet;
rappelle
les conclusions du Conseil européen des 21 et 22 juin
1993, qui ont établi les critères de Copenhague
pour l'adhésion, et invite le Conseil européen à
déclarer, dans sa décision d'ouvrir les
négociations avec la Turquie, que la capacité de
l'Union à assimiler la Turquie comme nouveau membre
tout en maintenant l'élan de l'intégration
européenne constitue également un élément
important répondant à l'intérêt
général aussi bien de l'Union que des pays
candidats;
encourage
les autorités turques à poursuivre les réformes
visant à un renforcement des mécanismes de
protection des droits de l'homme, telle la possibilité
offerte aux citoyens de déposer plainte auprès
d'un organe indépendant; estime donc à cet égard
importante la création à bref délai de la
fonction de médiateur;
met
l'accent, à ce propos, sur l'importance des programmes
d'échange et de formation pour les magistrats et les
juges et sur l'assistance à des symposiums sur le droit
européen que la Turquie a commencé d'organiser
en coopération tant avec l'Union et certains de ses
États membres qu'avec le Conseil de l'Europe;
enregistre
avec satisfaction les progrès relatifs aux critères
économiques, en particulier la conformité de la
Turquie à l'acquis communautaire dans les domaines de
l'énergie, de la politique industrielle, de la
recherche et des télécommunications; considère
cependant que ces progrès ont été inégaux
selon les secteurs, ce qui rend nécessaires au moins
quatre réformes: le renforcement de la capacité
administrative nécessaire à la mise en œuvre
et en vigueur de l'acquis, la création d'une autorité
indépendante pour ses opérations et chargée
de contrôler les aides d'État, l'augmentation des
crédits destinés à la science et à
la recherche, puisque, vu la faiblesse des dépenses en
proportion du produit national brut, la capacité de la
Turquie en ce domaine reste limitée, et la révision
de la réglementation encadrant le secteur des
télécommunications, avec pour objectif une
modification de la structure d'un marché dominé
par de grandes entreprises puissantes;
invite
la Commission et le Conseil à procéder chaque
année au suivi de l'étude sur les incidences
d'une adhésion éventuelle de la Turquie, à
mener les autres études pertinentes, y compris au sujet
des réformes nécessaires des politiques
communautaires, et à présenter leurs conclusions
au Parlement européen et aux parlements nationaux des
États membres;
souligne
que c'est uniquement en faisant preuve de détermination
dans l'adoption des valeurs européennes, par une mise
en œuvre résolue et une poursuite des réformes,
que la Turquie pourra garantir l'irréversibilité
du processus de réforme et s'assurer du soutien
nécessaire de l'opinion publique européenne;
attend de la Commission et du Conseil qu'ils démontrent
en s'appuyant sur des faits que cet objectif a été
atteint;
invite
à cet égard la Commission et le Conseil à
établir un rapport annuel à l'intention du
Parlement européen et des parlements nationaux des
États membres sur les avancées de la Turquie en
matière de respect des critères politiques et à
y mentionner également tous les cas de torture
rapportés pendant l'année et vérifiés,
ainsi que le nombre de demandeurs d'asile turcs accueillis par
les États membres pendant l'année;
prie
instamment la Commission, une fois que les négociations
sur les différents chapitres auront commencé, de
recommander, conformément au traité sur l'Union
européenne et après consultation du Parlement
européen, la suspension des négociations en cas
de violation grave et persistante des principes de liberté,
de démocratie, du respect des droits de l'homme et des
libertés fondamentales et de l'État de droit;
note
que les négociations avec la Turquie ne pourront être
conclues qu'après la définition par l'Union de
ses perspectives financières pour la période
postérieure à 2014;
constate
que l'impact budgétaire de l'adhésion de la
Turquie à l'Union ne pourra être pleinement
évalué qu'une fois définis les paramètres
des négociations financières avec la Turquie
dans le cadre des perspectives financières au-delà
de 2014;
souligne
que la recommandation de la Commission visant à
négocier dans le traité d'adhésion de
longues périodes transitoires, des dispositions
spécifiques dans certains domaines, tels que les
politiques structurelles et l'agriculture, et des sauvegardes
permanentes en ce qui concerne la libre circulation des
travailleurs ne devrait pas avoir de conséquences
négatives sur les efforts de la Turquie en matière
d'alignement sur l'acquis;
considère
que la capacité d'accueil de l'Union européenne
est, en tant que partie des critères de Copenhague, une
condition préalable et que dès lors l'Union
européenne doit pour sa part, être capable
d'opérer des réformes politiques et
institutionnelles;
souligne
l'importance pour l'éventuel traité d'adhésion
de l'opinion publique au sein de l'Union; prie donc instamment
le gouvernement turc et la Commission, dans le cadre du
troisième pilier, d'engager des campagnes en vue
d'informer les citoyens européens et turcs par des
programmes d'échange et des manifestations publiques
qui augmenteront la conscience du processus d'intégration
et favoriseront la compréhension mutuelle; escompte de
la part de la Commission des propositions concrètes
d'action afin de soutenir ce processus de façon
efficace et de promouvoir un dialogue politique et culturel
plus approfondi entre les sociétés de l'Union et
de la Turquie; souligne qu'il convient de conduire le
processus de convergence de la Turquie vers les critères
de l'Union de manière juste et transparente;
insiste
sur le fait que l'ouverture des négociations sera le
point de départ d'un processus de longue haleine, qui,
du fait de sa nature propre, reste ouvert et ne conduit pas a
priori ni automatiquement à l'adhésion; souligne
toutefois que l'objectif des négociations est bien
l'adhésion de la Turquie à l'Union, même
si la réalisation d'une telle ambition dépendra
des efforts des deux parties, de sorte que l'adhésion
n'est pas la conséquence inéluctable de
l'ouverture de négociations;
est
d'avis qu'il appartient maintenant aux autorités
turques, dans la perspective d'une éventuelle adhésion,
de prouver qu'elles peuvent réellement satisfaire aux
critères politiques de Copenhague et de confirmer sur
une plus longue période l'irréversibilité
et le caractère fondamental du processus de réforme,
qui devra être poursuivi et mis en œuvre;
invite
les autorités turques à encourager de fréquentes
visites de délégations du Parlement européen
et à favoriser le dialogue avec lui, sans aucune
restriction;
estime
qu'indépendamment du résultat des négociations,
les relations entre l'Union et la Turquie doivent garantir que
la Turquie reste fermement ancrée aux structures
européennes;
considère
qu'il convient de recommander l'ouverture des négociations
d'adhésion à condition de convenir:
que,
dans la première phase des négociations, la
priorité sera donnée à la pleine mise en
œuvre des critères politiques; que, par
conséquent, le déroulement des négociations
au niveau ministériel devra s'attacher d'abord à
l'évaluation du respect tant en théorie qu'en
pratique des critères politiques, en particulier dans
le domaine des droits de l'homme et des libertés
fondamentales, laissant du même coup toute latitude pour
ouvrir les autres chapitres des négociations;
qu'à
la requête de la Commission, six importants textes de
loi doivent encore être adoptés et entrer en
vigueur avant que ne commencent les négociations;
que
tous les mécanismes que la Commission a envisagés
pour assurer une surveillance étroite, un dialogue
politique intensif et la possibilité de suspendre les
négociations le cas échéant ont leur
pleine efficacité;
invite
le Conseil européen, considérant le progrès
général souligné dans le rapport de la
Commission et tenant compte des dispositions de la présente
résolution, à ouvrir sans délai inutile
les négociations avec la Turquie;
charge
son Président de transmettre la présente
résolution au Conseil et à la Commission, au
secrétaire général du Conseil de l'Europe
et au président de la Cour européenne des droits
de l'homme, ainsi qu'au gouvernement et au parlement turcs.
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