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Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen




Grandes oreilles (suite)

Après à la mobilisation des députés Verts au Parlement européen (lire l'article ci-dessous) le nombre de signatures nécessaire à la constitution d’une commission d’enquête parlementaire destinée à examiner "les allégations d’infraction au droit communautaire due à l’existence et aux utilisations présumées du système Echelon" a été réuni. Outre les députés du groupe Vert/ALE et ceux de la gauche européenne (PC, extrême gauche), les socialistes français et les membres du groupe UEN, présidé par Pasqua, ont apporté leur soutien à cette initiative. Hélas ! le groupe socialiste du Parlement européen, par voix de son président, l’espagnol Enrique Barón Crespo, a une nouvelle fois - solidarité avec les travaillistes anglais oblige - fait preuve d’une suspecte inertie. Ainsi, début juin, les deux grands groupes, sociaux-démocrates (PSE) et chrétiens-démocrates (PPE), ont-ils préféré limiter les pouvoirs d’enquête du Parlement, en proposant pour une "commission temporaire", et non pour une "commission d’enquête". Ce n’est pas qu’une question de vocabulaire, car le règlement du Parlement donne beaucoup moins de pouvoir d’investigation à une commission temporaire, qui ne peut "baser ses travaux que sur des documents accessibles au public général" et ne comporte pas, en définitive, de véritables pouvoirs d’enquête. Paul Lannoye, co-président du groupe Vert/ALE en a appelé à la plénière pour trancher. A suivre.
Profitant d’une
délégation du Parlement européen en visite officielle en Nouvelle-Zélande, en mars dernier, Gérard Onesta s’était rendu sur le site d’une des bases d’Echelon, à Waihopai, accompagné d’un député Vert néo-zélandais, pour dénoncer la complicité de la Nouvelle-Zélande dans ce système d’espionnage mondial mis en place par les services secrets des Etats-Unis.
Au passage, quel plaisir de constater qu’aux antipodes, les écologistes se battent exactement sur les mêmes thèmes qu’en Europe : OMC, OGM, nucléaire, droits des peuples autochtones… et bien évidemment Echelon. Cette opiniâtreté politique a été payante, puisque le parti Vert néo-zélandais (le plus ancien parti écologiste au monde) a fait une entrée remarquée au Parlement en décembre dernier.

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