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Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen




Carré d'Europe N°1 – HIVER 1999-2000 L'Europe vue de l'Hémicycle
CIG. La nouvelle donne

CIG. Derrière ce sigle se cache la "Conférence Inter Gouvernementale"… et aussi une bonne part de l’avenir de notre continent. C’est en effet là que, de mars à décembre 2000, s’élaboreront les réformes institutionnelles nécessaires en vue de l’élargissement de l’Union à une quinzaine de nouveaux pays dans les prochaines années. Autour de la table des négociations, la Démocratie va jouer gros, et avec elle c’est toute l’Europe sociale, environnementale et citoyenne qui va en sortir gagnante… ou affaiblie. Le Parlement Européen a adopté un premier rapport demandant une CIG élargie, au-delà des trois points "oubliés" dans le traité d’Amsterdam (modification du nombre de commissaires, extension du vote à la majorité qualifiée, modification du "poids" de chaque pays au Conseil), rejoignant en cela le vœu de la Commission. Loin de cette approche de "boutiquier", il faut à notre continent un texte constitutif fort, fondé à la fois sur le respect des différences et sur la solidarité. La légitimité de l’Europe est à ce prix. Le premier projet de rapport des députés Leinen (PSE) et Dimitrakopoulos (PPE) était ambitieux et détaillé, mais (effrayés par leur hardiesse ?) les auteurs ont quelque peu automutilé leur propre projet. En séance plénière Gérard Onesta a "vertement" regretté cet affaiblissement du signal politique, tout en donnant rendez vous à l’Hémicycle pour le suivi de cette CIG : "Un Parlement vote souvent la Loi, il écrit plus rarement l’Histoire, puisque cet honneur nous est aujourd’hui donné, sachons en être digne."