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Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen




Les Verts/ALE soutiennent pleinement la création d'une politique de communication européenne
Livre Blanc de la Commission sur Politique de communication européenne
COMMUNIQUÉ DE PRESSE -
 Strasbourg, le 16 novembre 2006

Ce jeudi 16 novembre 2006, les députés ont voté un rapport sur "une politique de communication européenne". Ce rapport est lié au "Livre blanc" est l'une des initiatives prises par la Commission européenne pour améliorer le dialogue entre l'Union européenne et ses citoyens à la suite du "non" français et néerlandais sur le projet de Traité établissant une Constitution pour l'Europe.

Selon Gérard Onesta, vice président du Parlement européen et rapporteur pour la commission des affaires constitutionnelles du PE "

Le rapport, dont je soutiens l'essentiel du contenu, appelle la Commission à soutenir la création d'une "sphère publique européenne" qui accorderait suffisamment de place à la couverture des affaires communautaires. Les Verts /ALE demandent que l'UE définisse enfin clairement sa politique de communication. la Commission européenne fait bien de vouloir passer du monologue au dialogue avec les citoyens européens, mais le "Livre Blanc" qu'elle nous soumet de contient pas de solutions concrètes pour y parvenir.

Voilà pourquoi nous proposons des instruments nouveaux comme l"Agora européenne, organe de concertation avec les représentants de la société civile européenne, la création d'un code de conduite - même si la simple mise en œuvre de la Charte des droits fondamentaux pourrait suffire - tout en s'assurant qu'il n'empiète pas sur les prérogatives du Parlement européen. Nous constatons également la nécessité de trouver un nouveau tempo entre l'agenda européen et les agendas des Etats membres. En effet, il existe pour l'instant 25 débats nationaux qui empêchent l'existence d'un vrai débat continental autour d'un calendrier commun.

Nous ne sommes pas opposés l'utilisation des nouvelles technologies, mais nous veillerons à éviter la "fracture numérique" entre les citoyens européens, nous ne voulons pas de catégories de sous citoyens qui seraient exclus d'accès au débat. Trois partenariats sont à privilégier qui, selon nous, engendreront des dynamiques transnationales. A savoir; le soutien à la société civile européenne qui est en plein développement, aux partis européens et à la presse, dans le strict respect de son indépendance éditoriale.

Enfin, nous demandons la mise en place d'une administration européenne de proximité, car en effet, si Bruxelles est perçu comme une entité trop lointaine, Bruxelles doit aller vers les citoyens et parvenir à se décentraliser.

L'absence de base juridique concernant la politique de communication de l'UE nous oblige pour l'instant à nous référer à l'article 308 du Traité qui demande que les Etats membres décident à l'unanimité d'une politique commune dans ce domaine. Nous sommes conscients de la faiblesse de cette base qui donne au Parlement européen peu de droits, mais en l'absence d'une autre base, contentons-nous de celle-ci".