|
|
|
|
|
Déclaration
de soutien de Gérard ONESTA
Chers amis, Si je n'avais pas été retenu aujourd'hui à Strasbourg par mes obligations de Vice Président du Parlement Européen, j'aurais été à vos côtés pour exprimer mon appui plein et entier à Euskal Herriko Laborantza Gambara et à sa démarche. Car l'écologiste que je suis ne peut que soutenir une association qui est unanimement appréciée par une profession pour son travail remarquable et novateur en faveur d'une agriculture paysanne, environnementalement responsable et socialement équitable. Car l'européen que je suis ne peut être que séduit lorsque les habitants d'une région d'Europe se prennent ainsi en main pour combler les carences d'un État déconnecté des réalités de terrain, surtout quand ces réalités sont transfrontalières. Faut-il que l'État français soit aveuglé par son dogme jacobin ? Aveuglé au point d'organiser ce procès inepte et tenter de bloquer ainsi l'émergence d'une société civile basque responsable et non violente. Aveuglé au point de nier le travail constructif de EHLG qui a su créer un modèle durable développant des systèmes autonomes et des pratiques moins consommatrices en pesticides et en engrais, favorisant les circuits courts et facilitant l'installation des jeunes agriculteurs. L'État, tout à sa rigidité procédurière, ne semble pas se rendre compte qu'il est ridicule d'attaquer ainsi en justice la mise en œuvre de ses propres conclusions énoncées lors du Grenelle de l'Environnement. Car quel est le crime de EHLG ? D'avoir prouvé son utilité en donnant satisfaction au plus grand nombre ? D'être porté par une multitude d'acteurs de terrain et de collectivités locales ? D'être un outil précieux de lutte contre les pollutions ? De tisser des liens sociaux solides ? Oui, qu'on ose dire le crime d'EHLG et que tombe le masque. Que l'État reconnaisse enfin que ce qu'il ne supporte pas c'est qu'on entre en résistance à des lobbies agricoles serviles et qu'une terre démontre qu'elle peut vivre pleinement son destin dans l'efficacité et la solidarité. Derrière le théâtre d'ombres de ce procès se joue la négation d'une spécificité régionale inscrite dans une culture vivante. Il ne sert à rien au jacobinisme français de se parer des habits de la Présidence de l'Union européenne pour vanter - ailleurs - la diversité culturelle, quand il pratique si peu - chez lui - la culture de la diversité... Car c'est bien la dimension universelle du combat que mènent ici mes amis basques qui doit interpeller chaque démocrate : loin de tout repli identitaire, votre action est à l'écoute du monde qui vous entoure et marquée par le respect des générations à venir. Votre combat - essentiel - est germe de paix.
Gérard
ONESTA
|
|
|
|
|
|
|
|
|