HAUT DE PAGE








Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen




Carré d'Europe N°4 – AUTOMNE 2000 L'Europe vue d'Aquitaine
Fumée noire sur Fumel

Le 15 mars 1999, des militants d’AC ! (Agir ensemble contre le chômage) décidaient, à leur manière, de "mettre aux normes" l’incinérateur de Fumel, en coupant les câbles d’alimentation et en démontant la porte du four. Une action qui avait pour but de mettre fin à un scandale écologique, mais aussi de rappeler que de nombreux emplois pouvaient être créés en Europe en développant le tri, le recyclage et des procédés d’élimination des ordures ménagères moins polluants.
Cet incinérateur était hors normes depuis sa construction en 1986. Malgré plusieurs rapports montrant la nocivité de l’installation, il avait pu fonctionner de dérogation en dérogation, polluant l’air et l’eau en toute impunité, au mépris des plus élémentaires considérations de santé publique, et en contradiction avec les renforcements successifs des réglementations européenne et française. Dominique Voynet ayant demandé au préfet d’agir, deux arrêtés sont parus en automne 1999. L’un demandant la mise en conformité de l’incinérateur, l’autre une analyse du sol pour évaluer les pollutions. Depuis cette date, rien n’a été fait. Malgré des désordres minimes causés par l’action d’AC, l’incinérateur n’a pas redémarré, ce qui tend à prouver que sa mise aux normes soit impossible.
Suite à l’action d’AC !, un militant des Verts a fait un mois de prison et un adhérent d’AC a observé une grève de la faim. Les 14 militants, venant du Lot-et-Garonne, de Bordeaux ou de Clermont-Ferrand, ont tous été inculpés et sont toujours en attente du procès. Ils sont sous contrôle judiciaire strict depuis 18 mois, avec interdiction de sortir du département (facile pour trouver du travail), des pointages pouvant être quotidiens, et l’interdiction de participer à des réunions.
Une disproportion des sanctions inadmissible.
La contre-attaque s’organise. Un comité national de soutien s’est constitué pour défendre les inculpés. Il a besoin d’argent pour pouvoir assurer leur défense et pour obliger les pollueurs à répondre de leurs actes devant la justice.
Comment ne pas faire de parallèle entre les inculpés de Fumel et ceux de Millau ou de Foix ? Trois actions légitimes, contre l’irresponsabilité de certains décideurs, et pour envisager d’une autre façon l’avenir de l’Europe et de la planète.

Aquitaine Alternative,
Dominique Nicolas,
Tél : 05 56 91 81 95

Contact et dons :
Comité de soutien aux inculpés de Fumel,
31 rue des Gras,
63000 Clermont-Ferrand,
chèques à l’ordre de Jean-Michel Duclos, avec mention au dos du chèque : “ soutien Fumel ”.
Pour plus d’information :
Jean-Michel Duclos
Tél. : 04 73 36 66 44.