|
 

|
Gérard
ONESTA Député Vert européen, Vice
Président du Parlement européen
- Forte
fièvre
-
Jamais
convention internationale ne fut si malmenée. Douze ans
après les accords de Rio sur le changement climatique,
les Verts ont martelé que "la réunion
onusienne sur ce dossier en décembre 2004 à
Buenos Aires a montré tant l'ampleur de la catastrophe
annoncée, que le peu d'entrain des états pour y
faire face". Même l'Europe, dont l'opiniâtreté
va pourtant permettre l'entrée en vigueur - le 16
février 2005 dans 128 pays - du protocole Kyoto
(réduction de 5 % des gaz à effet de serre d'ici
2012), n'a guère parlé de façon
coordonnée. Alors que tous les experts exigent 50 % de
rejets gazeux en moins d'ici 2050 pour limiter à 2
degrés l'élévation de température
en 2100 (ce qui "banaliserait" déjà la
canicule de 2003 !), certains états de l'Union avancent
le chiffre de 15 %… Pour limiter fonte des glaces,
inondations, sécheresses et typhons, l'objectif, selon
les Verts, est donc bien de "décupler Kyoto".
Mais l'actuelle conjoncture "aisée" (fin des
industries polluantes de l'ex-bloc soviétique, échanges
de quotas d'émission, reforestation pour piéger
le carbone) va se briser sur le refus des pays émergeants
de limiter leur développement galopant, face à
"l'incurie climatique" des pays riches…
Groupe
Vert/ALE : www.greens-efa.org/fr
|