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Gérard
ONESTA Député Vert européen, Vice
Président du Parlement européen
- Alors
? ça baigne ?
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Vous
baigneriez-vous de bon cœur, si l'eau de votre bain
datait …de l'année dernière ? C'est
pourtant sur la base des seules analyses de l'année
précédente que la directive européenne
sur les eaux de baignade donne actuellement des informations
au public !
-
Il
est vrai que cette législation date de 1976, et qu'elle
a eu du mal à entrer en pratique : en 1995, seuls 30 %
des sites respectaient ses critères de qualité -
pourtant minimaux - et il a fallu attendre l'an 2000 pour que
ce chiffre monte à 90 %. Cette directive est
heureusement en réécriture, et l'europarlement
s'est déjà prononcé pour que les
résultats des analyses soient enfin communiqués
en temps réel.
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Une
délégation de "Surfrider Foundation" -
association basque bien connue pour son formidable travail de
sauvegarde des eaux côtières - est venue à
Strasbourg, avec des propositions plus ambitieuses encore.
Reçu par Marianne Isler Béguin et Gérard
Onesta, Surfrider a pu relayer ses thèses en demandant
d'abord - contre l'avis de la France - que le texte couvre
toute personne en contact avec l'eau, douteuse ou non, salée
ou douce : baigneur, certes, mais aussi, kayakiste, surfer,
véliplanchistes… Les autres propositions de
Surfrider doivent, selon Marianne qui siège à la
Commission environnement, impérativement alimenter,
début 2005, les débats de la seconde lecture du
texte. Il s'agira alors d'obtenir, dans les trois ans, une
étude épidémiologique européenne
pour pouvoir fonder scientifiquement les valeurs seuils à
ne pas dépasser, mais aussi des prélèvements
d'échantillons plus fréquents (10 fois par
saison au lieu de 4) et ce, tout au long de l'année,
afin d'éviter que des communes ne soient tentées
de débrancher leur système d'épuration
dès que les touristes sont partis…On devra
prendre en compte la présence de déchets
flottants - même inertes - dans les paramètres
d'insalubrité, et se battre pour une réhabilitation
obligatoire des sites pollués alors que la directive
actuelle se contente de "déclasser"
définitivement un site après 5 années de
qualité insuffisante, ce qui revient à en faire
une vraie "zone de pollution légale"…
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Connue
- et redoutée par les élus laxistes - pour
décerner les "Pavillons noirs" (recensement
des zones nautiques polluées, en opposition aux
"Pavillons Bleus", label gouvernemental de qualité)
Surfrider Foundation a inspiré aux eurodéputés
un système de codification global, obligatoire et
évolutif, sous forme de "smileys". Ces
symboles, plus ou moins souriants, indiqueront sur place et
dans les médias (presse, télé, internet…)
la qualité des eaux de baignade (excellente, bonne ou
mauvaise). En cas de pollution récurrente, une telle
"publicité" est bien plus efficace qu'une
amende : le préjudice en termes de perte de
fréquentation touristique, pour les seules communes
françaises ainsi déclassées, a été
estimé à près de 2 milliards d'euros par
an !
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Marie
Anne : maisler@europarl.eu.int
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Surfrider
Foundation Europe : 120, avenue de Verdun, 64200 Biarritz
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: 05 59 23 54 99 Fax : 05 59 41 11 04 -
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