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Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen




Barrage de Charlas
256 millions d’euros pour péréniser la sécheresse.
Le 3 juillet 2006, par Yann Wehrling
En donnant son accord à la construction d’un barrage à Charlas, Nelly Olin apporte de l’eau au moulin des gaspilleurs d’eau.

La sécheresse qui sévit en France est dûe aux changements climatiques et il faut en tirer des conséquences durables car la sécheresse est avant tout la conséquence de l’utilisation abusive des ressources. Les pratiques agricoles voraces en eau, notamment la culture du maïs, sont les premières responsables du tarissement des réserves.

256 millions d’euros qui partent, une fois de plus, dans l’aménagement pharaonique plutôt que dans des politiques écologiques. Des expériences positives de prévention de la gabegie et des pollutions, telles que celles menées à Vittel, montrent qu’avec 10 fois moins de moyens on résout durablement les problèmes de la quantité et de la qualité de l’eau.

Pourtant, le débat public de 2003 sur ce sujet n’avait pas abouti à la conclusion que ce barrage était nécessaire. Débat public après débat public, le gouvernement fait décidément l’inverse de ce que disent les citoyens mobilisés dans ces débats !

80% de la consommation en eau est agricole. Le barrage, c’est la fuite en avant pour maintenir la gabegie de certaines cultures. A l’inverse, les Verts veulent que les pratiques agricoles peu voraces en eau soient développées en lieu et place des méthodes de production actuelles.

Nelly Olin prend ainsi la pire, la plus coûteuse et la plus anti écologique des décisions.

Yann Wehrling
Secrétaire national