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Carré
d'Europe N°4 – AUTOMNE 2000 L'Europe vue
d'Aquitaine On
l’a appris à l’école : Lacq est le
seul site français d’extraction de gaz naturel.
Une fierté qui tentait de masquer la quasi-absence de
gisements d’hydrocarbures dans le pays. Les ressources
fossiles n'étant pas inépuisables, il a fallu
penser à la reconversion de ce site industriel. C’est
le développement de la "chimie fine" qui a été
choisi. La SOBEGIE, unité satellite d’Elf-Aquitaine,
est chargée d’assurer la pérennité
du site de Lacq. Or depuis de nombreuses années, et sous des gouvernements différents, ce type d’élimination de déchets a été remis en cause, mais personne n'a pris la décision de les arrêter. Même les Etats-Unis se désengagent de ce procédé, plus pour des problèmes de sécurité des installations que d’étanchéité des roches recevant les déchets. En effet, une fois installés, il est impossible d’intervenir sur les tuyaux qui amènent l’eau polluée dans les profondeurs. Dominique Voynet a obtenu qu’une étude poussée et une évaluation objective soient effectuées sur ce procédé dit “ d’abandon de déchets ”. Élus et industriels ne veulent pas entendre parler de principe de précaution : des emplois sont en jeu… Ne pourrait-on pourtant pas réfléchir à un traitement de ces affluents, qui pourrait lui aussi développer les activités humaines, tout en respectant la planète ? En cas de pépin dans les tuyauteries, ne risque-t-on pas une catastrophe majeure ? Et dans ce cas, quid des directives européennes de 1980, 1990 et 1991, qui ont pour objet d'empêcher le rejet de certaines substances toxiques, persistantes et bioaccumulables dans les eaux souterraines ? Les
Verts Béarn,
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