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Carré
d'Europe N°12 – ETE 2002 L'Europe vue de
l'Hémicycle Ce
n’est encore qu’une victoire d’étape,
mais elle est prometteuse : le Parlement européen, lors
de sa session plénière de juillet, a adopté
deux règlements qui font de l’Union européenne
la zone au monde la plus contraignante en matière d’OGM.
En contrepartie de la levée du moratoire sur les OGM que
huit Etats européens avaient décrété
en 1999, la traçabilité et l’étiquettage
de tous produits contenant des OGM sera une obligation légale
intangible, pour peu que le Conseil de l’Union suive les
décisions du Parlement européen (procédure
de co-décision). En clair, cela signifie que les
consommateurs européens auront le droit de savoir ce
qu’ils mettent dans leur assiette, et cela avec une
certitude absolue puisque le Parlement a rejetté le
seuil de 1% d’OGM dans les produits que la Commission
proposait d’instaurer pour que l’étiquettage
soit obligatoire. Cette victoire, acquise par une union de la
quasi totalité des groupes politiques contre les
conservateurs et sociaux-démocrates, a été
renforcée par l’adoption d’un amendement
déposé par les Verts, brillamment défendu
par Paul Lannoye et Danielle Auroi, sur la responsabilité
juridique des producteurs. Cet article, déterminant,
prévoit que la responsabilité juridique en cas de
contamination d’un champ non OGM par des semences
génétiquement modifiées incombe à
l’agriculteur utilisant des OGM. Logique ? Encore
fallait-il le préciser, au vu de l’impossibilité
des recours en la matière aux Etats-Unis… Danielle
Auroi
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