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Carré
d'Europe N°11 – ETE 2002 L'Europe
vue de l'Hémicycle Quand
l'Europe pêche, c'est par excès. Dans tous les
sens du terme… Dans les océans d'abord, où
tous les comptages scientifiques annoncent une chute dramatique
des ressources halieutiques. Dans ses méthodes ensuite,
quand la Commission annonce avec brutalité, et sans
vraie concertation, sa nouvelle politique en la matière.
Pour les médias, le message communautaire est : "pour
sauver le poisson, Bruxelles tue le pécheur !".
L'eurodéputé régionaliste andalous Carlos
Bautista Oreja, partageant la colère des pêcheurs
ibériques, n'a pu que s'indigner que l'avis du Parlement
Européen n'ait été sollicité qu'au
lendemain de la décision. Le Vert Yves Pietrasanta,
regrette surtout qu'on n'ait pas choisi une approche, en
partenariat avec une industrie raisonnée de la pêche,
où "pour sauver le pêcheur, on sauve aussi le
poisson". Car si le groupe Vert/ALE demande, depuis
toujours, que l'on modifie radicalement les méthodes de
pêche industrielles qui saccagent les mers, il ne peut
cautionner la casse sociale de régions entières
au travers de 28 000 emplois directs sacrifiés.
Rappelons que 1% des bateaux est responsable à lui seul
de 50% des prises …et ce ne sont pas ces navires-usines
et leurs filets dévastateurs qui seront forcément
les premiers touchés par la réforme, mais les
petites entreprises côtières pourvoyeuses de
l'essentiel des emplois. Carlos
Bautista Oreja
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