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Gérard ONESTA
Député Vert européen,
Vice Président du Parlement européen




Strasbourg, 20 octobre 2005
Invasion d'OGM dans le ciel européen

Les Etats membres ont le pouvoir de rejeter les propositions de la Commission européenne

Ce lundi 24 et mardi 25 octobre, à Luxembourg, le Conseil Agriculture et Pêche de l'Union européenne aura à se prononcer sur trois dossiers OGM.

Le premier concerne la levée de l'interdiction grecque de mise sur le marché des semences de maïs MON 810 (Monsanto) inscrites dans le catalogue communautaire des semences. Les deux autres dossiers concernent la mise sur le marché européen, pour l'alimentation humaine, du maïs OGM GA 21 (Monsanto) et du maïs OGM MON 863 (Monsanto).

Pour Gérard ONESTA, "il existe une forte probabilité que le Conseil Agriculture et Pêche de l'Union européenne confirme à la majorité qualifiée, la position courageuse du Gouvernement Grec qui, pour des raisons environnementales et sanitaires ne souhaite pas voir se développer, sur son territoire, des cultures OGM qui vont dénaturer ses propres productions agricoles. Il est à signaler que cette décision grecque est également partagée par la Hongrie.
Il serait aussi politiquement souhaitable et responsable que les Etats membres de l'Union trouvent enfin une majorité qualifiée pour s'opposer aux dossiers Monsanto relatifs aux maïs OGM GA 21 et MON 863. En effet, cette société internationale a démontré sa capacité, notamment dans le cas du maïs MON 863, à fournir des études toxicologiques sans valeurs biostatistiques."

Pour le Groupe des verts/ALE au Parlement européen, les 25 Etats membres ont une réelle opportunité politique à saisir en se démarquant de la Commission européenne. Ce faisant, ils répondraient aux attentes de plus de 70% des citoyens européens qui refusent, pour des raisons économiques, environnementales et de santé publique, d'ouvrir le marché européen aux OGM.