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Un
pacte (enfin) intelligent ?
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Prévention
Tolérant
des déficits dépassant la limite des 3 % dans
les périodes de faible croissance et plus souple sur
les délais envers les fautifs, le nouveau Pacte sera en
revanche plus sévère dans les périodes de
conjoncture favorable. Plus question de gaspiller les
cagnottes fiscales !
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Souplesse
Les
règles monétaires et budgétaires, fixées
dans l’ancien Pacte, s’adapteront en fonction de
la conjoncture et des grandes orientations de politique
économique.
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Coordination
Le
nouveau Pacte sera un moyen d'améliorer la coordination
économique à l'intérieur de la zone euro.
Ainsi le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker vient d'accéder
à la présidence de l'Eurogroupe pour deux ans,
et non pour 6 mois comme cela se pratiquait jusqu'ici.
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Gérard
ONESTA Député Vert européen, Vice
Président du Parlement européen
- Le
Pacte est mort, vive le Pacte !
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Mal
né en 1997 à Amsterdam, le "Pacte de
Stabilité et de Croissance" - tel qu'on le
connaissait - est mort le 3 septembre 2004, lors de l'annonce
officielle de sa réforme. Qualifié de "stupide"
par M. Prodi lui-même, il devrait être remplacé
en 2005 par de nouveaux critères que l'on espère,
du coup, plus "intelligents". l est vrai que la
"coalition des cancres", conclue en 2003 entre
Allemagne et France - poids lourds économiques qui
refusaient d'être sanctionnés pour leurs déficits
excessifs - avait vidé de toute substance cet accord
(pourtant imposé à l'origine par Berlin !)
destiné à défendre la valeur de l'Euro en
imposant une rigueur économique aux pays d'Europe du
Sud, réputés laxistes. Il y avait urgence à
réformer vu que la Cour de Justice européenne a
rappelé que les États ne pouvaient bafouer ainsi
la règle commune. Le nouveau Commissaire Joaquin
Almunia a suspendu, jusqu'en mars 2005, les procédures
ouvertes contre les deux pays, suscitant la colère des
petits pays "vertueux".
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Le
carcan initial, trop simpliste - la dette devait rester
inférieure à 60 % du Produit Intérieur
Brut (PIB) et le déficit public annuel inférieur
à 3 % du PIB - n’acceptait pas d’écarts
sans de lourdes pénalités. Seule une récession
de plus de 2 % du PIB - rarissime - épargnait les
sanctions prévues, mais pas un l'actuel ralentissement
sur une longue période. Pour éviter que la
stagnation ne tourne à la récession, en 2004,
pas moins de six pays représentant 80 % du PIB de la
zone euro, ont dépassé les limites autorisées.
Dernier pavé dans la mare aux hypocrisies : la Grèce
avoue avoir triché depuis 2000 en masquant ses
dérapages budgétaires sous couvert de…
"Secret Défense" !
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Mettant
en péril la confiance des marchés dans l'euro,
le Pacte devait être amélioré. Si la
Commission en conserve les bases, elle a suivi trois des
quatre recommandations formulées, depuis l'origine, par
l'eurodéputé Alain Lipietz au nom des Verts :
"Ne pousser au rétablissement de l'équilibre
budgétaire que dans les périodes d'expansion,
tolérer des déficits raisonnables dans les
périodes de faible croissance, articuler les règles
monétaires et budgétaires au sein de la
gouvernance des grandes orientations économiques
démocratiquement débattues". Les
écologistes ont toutefois regretté que leur 4ème
proposition n’ait pas été retenue :
encourager le Développement durable en permettant de
déduire des déficits les investissements liés
aux objectifs de "Kyoto" (protection du climat) ou
de "Göteborg" (grands réseaux de
transports en commun).
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Alain
a par ailleurs critiqué que les prévisions de
dépenses futures - comme les retraites - soient
assimilées dès aujourd'hui à des dettes :
"La vraie dette léguée aux générations
futures, c'est le dérèglement climatique !"
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L'accord
conclu entre les ministres ne dit pas encore si le non-respect
des nouvelles règles serait sanctionné
uniformément ou soumis à l'appréciation
du Conseil des Ministres des finances, car il laisse en
suspens la définition des "circonstances
exceptionnelles". La réforme n'est pas acquise :
il faut un vote unanime des Vingt-Cinq pour que le pacte soit
modifié, et l'inamovible Jean-Claude Trichet, Président
de la Banque Centrale Européenne, affirme, contre toute
évidence, qu'aucune réforme n'est nécessaire…
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Alain
: alipietz@europarl.eu.int
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