Quand
l'actualité se traduit en budget
Carré
d'Europe N°9 – PRINTEMPS 2002 L'Europe vue de
l'Hémicycle
En
décembre, le Parlement Européen conclut toujours
son année législative par le vote final du Budget
de l'Union. Objet d’âpres marchandages au sein du
"triangle institutionnel" (Parlement, Conseil,
Commission), ce budget sera, pour l’exercice 2002, de 100
milliards d’euros, somme qui reste modeste si on la
compare aux 260 milliards d'euros du seul budget national
français.
La PAC se taille toujours la part maîtresse
avec 46 % des fonds alloués, surtout depuis que
Parlement a demandé que soient prises en compte les
récentes crises de l’agriculture (vache folle,
fièvre aphteuse…) dont l'impact financier n'a pas
encore été mesuré.
Une autre actualité,
suite aux attentats du 11 septembre, pèse aussi sur les
dépenses : il a fallu intégrer au budget des
moyens accrus pour l’envoi d’aide humanitaire
d’urgence et le renforcement annoncé de la
coopération policière et judiciaire.
C'est
l’eurodéputée verte néerlandaise
Kathalijne Buitenweg, qui avait l'honneur d'être
rapporteur général de ce budget pour sa partie
institutionnelle (moyens nécessaires au fonctionnement
des organes de l'Union). Elle a rappelé que les
challenges posés par l'élargissement, à
l’horizon 2004, à 12 nouveaux états,
imposent des mesures financières immédiates. Le
passage à 732 députés au lieu des 626
membres actuels implique de nouveaux besoins en interprètes,
secrétariat et bâtiments. Kathalijne a réussi
à "verdir" son budget en faisant adopter des
mesures pour économiser l'énergie dans les
bâtiments institutionnels, et même pousser à
l'emploi d'énergies renouvelables. Autre victoire : la
mise en place de "plans de mobilité" pour tous
utilisateurs de ces bâtiments afin qu'ils utilisent les
moyens de transport en commun, ou le vélo…
Pour
connaître la procédure budgétaire
européenne, voir Carré
d’Europe N°5